La vie libre de Deborah Levy

Est-ce les larmes aux yeux ou le sourire aux lèvres que l’on termine Le coût de la vie ? Deborah Levy est une durassienne qui s’assume. Filant à l’anglaise après un mariage étouffé, elle retrouve une certaine liberté nouvellement croquée. Dans cette vie nouvelle, elle y croise des hommes, des silences, des morts, des interrogations, et nous, une langue franche et simple. Si simple, qu’elle nous paraît coller comme un morceau de papier humide, que l’on peine à retirer. Ce roman fait partie d’une trilogie autobiographique, et si la première personne est celle que l’on y emploie, tout un chacun y reconnaîtra une chambre à soi, rien qu’à soi. Oui, il n’y a rien à faire, le chagrin de Deborah Levy nous est cher, et sa voix fait écho à des regards que l’on croyait discrets mais qui, par bonheur, sont les mieux partagés du monde.

Le Coût de la vie (Prix Femina étranger), Deborah Levy (traduction Céline Leroy), Éditions du sous-sol, août 2020, 159 pages

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