On était des poissons, la valse de Kuperman

Nathalie Kuperman Poissons

Souvent, lorsqu’on les cherche, les beaux livres passent à côté de nous en nous regardant. Et quelquefois, ils foncent droit devant, et nous atteignent sans plus rien autour. Un quoi, onzième, douzième roman, mais qu’est-ce que c’est ? Une valse lente ? Une promesse en arrière ? On était des poissons est un bond de géant dans un huis clos qu’on aimerait infini. Un huis clos extérieur, qui place l’action dans une relation, avant même de l’imprégner d’un lieu. Et pourtant, la mer est omniprésente, elle glisse dans cette relation mère/fille, à la fois cruelle et splendidement folle. L’histoire d’un enlèvement à demi-mot ; le parcours d’une mère qui se réfugie dans tout, sauf dans ce qui lui convient. Fantasque, insultante, tendre, elle regroupe, tout, tout ce qu’il faut pour brouiller les pistes sentimentales. Au milieu de ce magma azuréen, la petite Agathe, plus adulte qu’une adulte, prenant chaque coup pour les rendre au centuple à un(e) lecteur/ice jamais averti(e). Et si le bruit des vagues les appellent, ces deux femmes aux écailles dorées n’auront eu de cesse de nager à contre-courant, jusqu’à la fin du livre.

On était des poissons, Nathalie Kuperman, Flammarion, janvier 2021, 272 pages

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