Andreï Makine, une histoire d’amitié

L’éblouissement, ou peut-être le charme fou. C’est ce que l’on peut penser de ce livre en le refermant. À la manière d’un poème, l’académicien Makine signe ici moins un roman sur la Sibérie des années 1960/70, qu’un traité d’amitié entre deux adolescents. Il faut planter le décor : Vardan, 13 ans, un orphelinat, le déclin de l’Empire soviétique, une bande de petites brutes, une maladie pulmonaire, le tout enrobé d’une parole sucrée et neutre à la fois – celle du narrateur. Entre l’honneur, le sens de la dignité, et les récits d’Histoire, L’ami arménien est avant tout l’ode de deux fortifications adolescentes, dont les liens permettent de déplacer des montagnes sacrées. Jamais sans nostalgie, Andreï Makine regarde en arrière et en avant, sans jamais faire un mauvais pas de côté. Pas de doute, on est heureux(ses) de le retrouver, notre ami écrivain.

L’ami arménien, Andreï Makine, Grasset, janvier 2021, 216 pages

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