La belle occasion d’Alexandra Matine

Les liens familiaux ne seraient-ils pas plus fragiles qu’on pourrait le penser ? Si, pour certains, ils le sont, pour d’autres, ce sont avant tout l’image qu’on en a qui les rendent si friables. Pour un premier roman, Alexandra Matine brosse le portrait d’un clan réuni autour d’Esther, dont les jours semblent comptés. Se réunir, oui, mais pour quoi ? Autour de la table, le repas prend des airs de travelling latéral, où chaque personnage a quelque chose à développer, à dire de soi. Le tout s’enveloppe de bisbilles et de malentendus universels, mais fondamentalement intimes. Il s’agit moins de contempler l’état du groupe que de resserrer les liens – même fictifs – de cette famille à mi-chemin entre la sensibilité, les obsessions personnelles et l’incompréhension cachée d’un noyau. Noyau en perpétuelle transformation. Et si au fond, manger ensemble était une belle occasion de dire plus qu’il n’y paraît ?

Les grandes occasions, Alexandra Matine, Les Avrils, janvier 2021, 256 pages

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