« Histoires de la nuit », la main enchantée de Laurent Mauvignier

Histoires de la Nuit Laurent Mauvignier

Difficile de parler d’un livre que l’on aimerait appeler chef-d’oeuvre. Difficile, mais si Laurent Mauvignier a pu écrire un tel ouvrage, on peut, à notre tour, essayer d’en parler de la plus belle des manières. Histoires de la nuit est un petit pavé qu’on aimerait infini, qui ne se contente pas de tourner sur soi pour arriver à la fin. Non. C’est bien plus que ça, puisque ce petit pavé, ce tout petit pavé, élargi le monde autour de lui, à commencer par nous.

Ce livre est davantage l’histoire d’un hameau, d’un trio de maisons (dont une est vide), moins que d’une affaire de lettres anonymes, envoyées à bout de bras à Catherine, artiste de son état. Un trio – qu’elle forme avec un couple mais aussi une petite fille – qui, dans un huis-clos soufflant, parle de son intimité, revisite son passé, et s’habille de trois hommes étranges qui mènent la séquestration comme on lit ce roman : haletant(e). Difficile, oui, de parler d’Histoires de la nuit sans parler de malaise, de rebondissements et de virtuosité. Tout, les relations, les classes sociales, le sentiments de vengeance, tout, est étudié à la lettre, est raconté comme on respire. Car tout, tout se superpose, et entre en résonance. Les phrases de Laurent Mauvignier sont des vagues, qui contournent tout, sauf le sujet qu’elles invoquent. Roman noir, thriller, livre magistral, oui, définitivement, tout va et rien ne s’accorde à Histoires de la nuit lorsqu’il s’agit d’en parler. Une chose est sûre : il faut en parler, partout, longtemps.

Histoires de la nuit, Laurent Mauvignier, Minuit, septembre 2020, 640 pages

« Yoga », la grande respiration d’Emmanuel Carrère

Yoga Emmanuel Carrere POL

Lors d’une rentrée littéraire, il y a des auteurs plus attendus que d’autres. Emmanuel Carrère fait désormais partie de ce club très privé. Mais lors d’une rentrée littéraire, il y a aussi des livres plus forts que d’autres. Combiner les deux semble relever du miracle, ou, en tous cas, du fait rare. Par chance (ou peut-être pas), c’est ce qui semble se passer avec Yoga. Dans ce livre, à mi-chemin entre l’autobiographie et le manuel pour être au monde, Emmanuel Carrère brosse un portrait du yoga comme celui d’une discipline importante, mais aussi éclairante sur bon nombre de points. Car c’est bien ça l’atout majeur de ce livre : il parle de tout, avec une fluidité et une unicité qui confine au particulier. En réalité, rares sont les livres qui nous happent, qui saisissent notre attention, la conservent, la secouent un peu parfois, et la relâchent dans la nature après presque 400 pages. Dans Yoga, il est naturellement question de yoga, mais très vite, les troubles dépressifs de l’auteur prennent le pas, les anecdotes qui n’en sont pas deviennent des sujets. Tout ceci est mené avec une honnêteté dans la plume qui rend chaque fait vérace et limpide à nos yeux. Emmanuel Carrère y déploie un portrait de lui pas toujours positif, ou devrait-on dire, plutôt négatif, mais terriblement attachant ; comme un personnage de roman. Yoga est un livre où le « je » est partout, mais où il est impossible de se dire « quel narcissisme », sans comprendre pourquoi car au fond, tous les ingrédients du livre autocentré pourraient être réunis. Mais si la sauce prend, si Yoga est évidemment tout sauf ça, c’est probablement grâce à l’ingrédient magique, dont seul Carrère a ici le secret : le talent et, finalement, la fureur de vivre.

Yoga, Emmanuel Carrère, P.O.L, août 2020, 400 pages

« Rosa dolorosa », une quête d’amour et de sens

Rosa Dolorosa Martiniere Dorka Fenech

Dix ans. Il a fallu dix ans à Caroline Dorka-Fenech pour écrire cette quête romanesque. Dix ans, pour un livre qui se lit d’une traite tant il nous prend au corps. Le suspense chevillé aux doigts, on tourne les pages comme s’il s’agissait de tout savoir, tout comprendre du meurtre de cet enfant, dont Lino, le fils vingtenaire de Rosa, est accusé. Tous les deux ont pour projet d’avoir, non, d’ouvrir un hôtel dans la Cité des Anges. Ce duo, non, ce quasi couple représente à lui seul ce que le roman tente de nous montrer : la puissance des sentiments. Car lorsque un enfant que Lino connaît bien est retrouvé mort sur la plage, lorsque Lino est accusé, lorsque Lino est emprisonné, lorsque Rosa a honte, c’est bien d’une « mère douleur » dont il est question. Mais d’une mère quand même. Chaque parcelle de leur relation est empreinte de cet amour maternel, qui tentera jusqu’au bout de sauver la réalité. Mais on le sait tou(te)s, la réalité est implacable, et il est bon de se demander jusqu’où l’innocence est légitime lorsqu’on a un fils que tout le monde pense coupable. La fin est celle à laquelle on s’attend, mais qui nous surprend malgré tout, et quand même. Car aimer son fils, c’est aussi savoir s’aimer soi-même. Décidément, le titre de ce premier roman n’aura jamais été aussi bien trouvé, Rosa est vraiment une mater dolorosa, envers et contre tous.

Rosa dolorosa, Caroline Dorka-Fenech, La Martinière, août 2020, 288 pages

« Ida n’existe pas », Adeline Fleury à fleur de mer

Adeline Fleury Ida N'Existe Pas

En 2013, un pêcheur de Berck-sur-mer découvre le cadavre d’une enfant de 15 mois abandonné par sa mère sur la plage, alors que la marée montait. C’est à partir cette histoire sordide et non moins énigmatique qu’Adeline Fleury dresse le portrait d’une mère en pleine crise identitaire. Mais plus qu’un portrait, plus qu’un roman de soi, Ida n’existe pas tire le fil d’une charge de réflexions, entre haine, amour, et désarroi pour l’enfant que l’on a soi-même mis au monde. En partant de la vie de cette mère métisse, marquée par les traditions congolaises et les rites internes, l’autrice pose la question la plus universelle qui soit, à laquelle personne n’aura jamais de réponse : à quoi bon vivre ? À quoi bon vivre, notamment lorsqu’on est une femme. À quoi bon avoir mis au monde Ida, qu’elle aime autant qu’elle déteste. Cette femme maltraitée, qui a connu l’avortement, la fausse couche, est enfin parvenue à devenir une mère, mais est-ce que l’accouchement fait véritablement de nous une mère ? Écrasée par les traditions familiales, cernées par un rapport au corps complexe et sans commisérations, exclue par une partie de sa propre famille, cette mère se définit moins par sa fille que par sa solitude. Et si on ne saura jamais la raison pour laquelle Ida n’existe pas, ce court roman, rêche et sensuel, a le sens des réalités chevillé au corps, et nous enferme le temps d’une inspiration dans un dédale de questions qu’il est toujours bon de se poser, une fois dans sa vie.

Ida n’existe pas, Adeline Fleury, François Bourin Éditions, août 2020, 160 pages

« Cinq dans tes yeux » d’Hadrien Bels : se retrouver à Marseille

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Un premier roman, c’est savoir trancher. C’est savoir parler de ce qui porte, de ce qui trahit, de ce qui tire vers de nouveaux horizons. Cinq dans tes yeux nous tire vers la cité phocéenne, mais pas n’importe laquelle. Ici, Hadrien Bels nous plonge dans le panier des années 1990 grâce à « Stress » (un surnom, naturellement), qui, avec son groupe d’amis, ne se reconnaît plus dans le Marseille d’aujourd’hui. Désormais, la gentrification se mélange à l’acidité d’une ville en perpétuelle ébullition, et ça, Stress, ça ne lui convient pas. Plus questions d’authenticité, de mélange et de promesses brutes. Les rêves d’enfance s’étiolent peu à peu, lacérés par les touristes et les bobos. Et c’est avec cette langue marseillaise, décomplexée et pleine de savoir-faire local, que l’auteur nous présente sa génération, où l’on gravite simplement, même sans la connaître.

En attendant, Sress, lui, rêve de tourner un film sur le quartier qu’il a connu pendant son enfance. Le Panier est aussi là où a grandit Hadrien Bels, et que l’on connaisse ou non la Porte de l’Orient, on arrive à saisir de l’intérieur les sensations, la mise à mal des souvenirs, et l’authenticité rongée par les photos et les boutiques pour ceux que Stress appelle les « Venants ». Si l’essence d’une société est de savoir évoluer, si l’important n’est pas les choses mais la vision que l’on peut en avoir, Cinq dans tes yeux nous montre aussi qu’une ville est un reflet de nous, et que se reconnaître dans celle qui est la sienne est une chose capitale dans une existence aux contours si bien tracés. Et ça, depuis toujours.

Cinq dans tes yeux, Hadrien Bels, L’Iconoclaste, août 2020, 256 pages

Éric Reinhardt, le pouvoir des « Comédies Françaises »

Comedies Francaises Eric Reinhardt

En 2013, Éric Reinhardt tombe sur un article de presse, observant que l’ingénieur français Louis Pouzin s’apprête à être décoré par la reine d’Angleterre. La raison ? Avoir été l’un des « pères d’internet ». Le problème ? Éric Reinhardt – et, disons-le franchement, la plupart d’entre nous – pensait que la joie de surfer était l’apanage des Américains : Comédies Françaises est né. Car oui, pendant près de 500 pages, ce roman nous laisse entrevoir les coulisses de la création d’internet au milieu des années 1970, à travers celle du datagramme.

Le datagramme, c’est l’idée clé, le concept fondamental de Louis Pouzin, qui permet de transmettre les données électroniques par paquets. En somme, le principe capital d’internet ! Mais à l’époque tout ne se passe pas comme prévu. Le patron de la CGE, Ambroise Roux, réussit à influencer le Président Valéry Giscard d’Estaing, et prive la France de l’invention du siècle en lui préférant le Minitel. Un jeu d’influence, mais aussi un coup manqué pas pour tout le monde.

C’est autour de cette histoire fascinante et non moins étonnante que Dimitri Marguerite, le personnage principal de Comédies Françaises évolue. Et ici, il n’est pas uniquement question d’internet, non. On suit également ce jeune homme de 27 ans, journaliste à l’AFP, et héros rohmérien à certains égards, dans ces quêtes amoureuses et professionnelles. Sans cesse confronté à une mécanique de la déception, son sens biaisé des réalités se fonde sur ces moments où tout bascule, et où un chemin se transforme en nouveau sentier. Un joli pied de nez à l’histoire d’internet, moment où la France a bien failli faire basculer son destin. Mais Dimitri s’en fiche, Dimitri est et restera cet éternel idéaliste aux valeurs de gauche, qui aime le théâtre, les filles non épilées, et les hommes, parfois, peut-être. Idéaliste, mais pourtant, dans Comédies Françaises, il sera bel et bien question de lobbying, que l’auteur fustige sans sourciller, montrant également que les rigueurs de l’époque sont souvent bien plus puissantes qu’il n’y paraît. Entre les jeux de pouvoirs et les choses si sacrées de la vie si courante, Comédies Françaises est un portrait croisé, celui d’un héros pour qui les réseaux sociaux n’ont plus de secret, et celui d’un homme qui a bien failli en être la source. Et si Dimitri aime le théâtre, ces comédies françaises ne sont pas forcément celles auxquelles ont aurait pu s’attendre. Bienvenue dans le système Reinhardt !

Comédies Françaises, Éric Reinhardt, Gallimard, août 2020, 480 pages

« Au coeur d’un été tout en or », les éblouissantes articulations d’Anne Serre

Anne Serre Goncourt Nouvelles

Écrire sur soi sans parler de soi, Anne Serre sait définitivement comment faire corps avec les mots. Fraîcheur récompensée par le prix Goncourt de la nouvelle, l’écrivaine a donné l’eau à la bouche à tous les amateur.ices avec son dernier recueil, Au cœur d’un été tout en or, paru au Mercure de France. Trente-trois déclinaisons de soi, qui sont naturellement venues converger avec une certaine période de la vie de l’écrivaine, sans, dit-elle, être autofictives, autobiographique, autoquelque chose. Car oui, Anne Serre, l’autofiction, ça la barbe, ça ne veut rien dire de nous. Et ici son modèle d’autoportrait prend tout son sens, puisqu’on parle de tout le monde sauf de soi. Pourtant, d’apparence rhapsodique, ce recueil est ordonné par une ligne conductrice : une citation de Fernando Pessoa, placée en exergue du livre : “Chacun de nous est plusieurs à soi tout seul, est nombreux, est une prolifération de soi-mêmes”. Un bien beau programme, qui n’est pas sans nous faire penser à l’identité narrative de Ricoeur, qu’Anne Serre semble modeler à merveille.  

Ce recueil en or est  dans une bibliothèque, un beau jour où l’écrivaine a entrepris de noter chaque première phrase de chaque livre contenu dans sa bibliothèque. Une marotte d’écrivaine, peut-être, sans doute. De cette manière, la plupart de ces nouvelles commencent par une phrase célèbre, entre James Joyce et Rainer Maria Rilke, Marie NDiaye et Lewis Carroll. Du beau monde, qui a donné envie à la modeleuse de mots d’en extraire la suite. Et la voici donc avec une cinquantaine de petits textes – peut-on vraiment appeler ça des nouvelles – dont une trentaine ont passé l’épreuve du feu de la publication. Car, son univers à Anne Serre, est un petit jardin où fleurissent des textes, parfois inclassables, habités, subversifs. Les qualificatifs ne manquent pas, mais aucun ne se prête vraiment à ce recueil, qui reflète la vie de tout le monde sans vraiment y coller, qui prend à bas le corps le « je” pour le distordre et le remettre en place,tantôt masculin, tantôt féminin. Mettre de la fiction même là où il n’y en n’a pas, même là où elle n’a pas sa place, c’est peut-être ça, la force d’un écrivain, où qu’il se trouve dans le monde. Et il y a de la malice, chez Anne Serre, mais aussi cette langue qui nous coule entre les doigts, qui semble échapper à tout ce qui nielle la littérature contemporaine. Tout ça, oui tout ça nielle une œuvre traduite outre-Atlantique, même si on aurait bien envie de la garder pour nous. Car Anne Serre, c’est 33 fois oui, c’est 33 fois nous.  

Au coeur d’un été tout en or, Anne Serre, Mercure de France, mai 2020, 144 pages

 

 

« Mon père, ma mère, mes tremblements de terre », la transidentité effritée

Julien Dufresne Lamy Tremblements Terre

On a tous eu à apprendre avec soi. À apprivoiser chaque parcelle, chaque palanquée de mauvais sentiments nichée dans un recoin inconnu. Mais lorsqu’on se connaît déjà, que faire lorsque les mauvais sentiments se transforment en rejet de soi. Apprivoiser, le personnage principal de Mon père, ma mère, mes tremblements de terre sait faire. Il a apprivoisé sa première perruque, le maquillage, la rue, le lycée et le son des autres. Un écosystème installé devenu fébrile, en proie à toutes sortes de remaniements. Les talons comme un étendard, le premier coup de mascara, et puis le prénom. La transition, le changement de sexe, qu’on l’appelle. Alors comme on est mal informé.e, on découvre des sentiments, des moments de vie dont Julien Dufresne-Lamy semble être proches, on ne sait comment on ne sait pourquoi. Ce moment où, lors que la transition, au téléphone, on ne sait plus qui l’on est. Ce moment du « passing », lorsqu’on apparaît comme une femme aux yeux des gens. Et au milieu, Charlie, à l’orée de sa crise d’adolescent, qui assiste sans prise à la transformation de son père, au flottement de ses séismes intérieurs. « Et elle fait quoi (dans la vie), ton père ? », qu’on lui disait au lycée.

La transition, quel mot plus fort pour décrire ce qui se joue et ne se joue pas dans la tête. Changer sans se changer, quatre heures au bloc opératoire, où tout se transforme sans rien faire bouger autour. Une science exacte, perfide au fond, qui permettent enfin de se valider, de se reconnaître. Ne plus être en guerre main dans la main avec soi-même. Et ça n’est pas qu’une histoire d’hormones. Prendre vie quarante ans trop tard, mais prendre vie quand même, voilà tout ce que nous raconte ce livre. En creux, ça n’est évidemment pas qu’une histoire de transidentité, de jugements et de peur, non. le livre met en avant cette question, davantage une réflexion : pourquoi ne pas tout réinventer, à commencer par la langue ? Pourquoi subir la manière dont les pronoms nous désignent ? Si la langue est vouée à une chose, c’est bien à l’évolution, et si elle donne un bel aperçu de ce qu’est une société, autant que ce dernier lui soit fidèle. Mon père, ma mère, mes tremblements de terre est un hymen à la fiction comme meilleur remède à l’imagination et aux idées tronquées. Comme une porte ouverte dans la vie des autres, qu’ils existent ou qu’ils vivent en nous, seulement.

Mon père, ma mère, mes tremblements de terre, Julien Dufresne-Lamy, Belfond, août 2020, 256 pages

Maxime, la nouvelle sneaker de In Corio !

Il y a quelques mois (déjà plus d’un an, en fait !), je vous parlais de In Corio, une marque de souliers pour hommes lancée en 2018. Ce qui m’avait particulièrement plus ? Le confort de ses chaussures, digne d’une paire de sneakers. Bon, et bien il n’aura pas fallu attendre bien longtemps pour que la marque développe sa propre paire : Maxime. Une présentation s’impose.

Maxime In Corio

Cette paire de sneakers est donc la première lancée par In Corio. En s’inspirant des German Army Trainers des années 1970, la marque donne des airs de pièce intemporelle à cette chaussure, qui est d’ailleurs disponible en cinq coloris (cuir et daim bleu marine, cuir blanc et daim vert anglais, cuir blanc et daim blanc et bleu signature, cuir blanc et daim gris sable, cuir blanc et daim bleu marine). En l’occurrence, j’ai eu un gros coup de coeur pour ce vert sapin très travaillé, qui met en valeur l’élégance des chaussures de la plus belle des manières.

Et effectivement, les lignes me semblent parfaitement correspondre à ce que j’aime chez In Corio : l’élégance, la subtilité, doublée d’une modernité évidente. Et si on retrouve du vert par petites touches, ici, rien n’est dans l’excès, et tout est maîtrisé, jusque dans l’harmonie avec l’intérieur de la chaussure.

L’idée principale de « Maxime » était de produire une paire aussi qualitative que les souliers de ville proposés auparavant. C’est la raison pour laquelle de la forme de la tige en passant par la mousse haute densité contenue à l’intérieure, tout est pensé pour se sentir comme dans des chaussons, ou presque !

Maxime In CorioMaxime In Corio

Et après utilisation, il semble évident que plusieurs éléments ont fait la différence, à commencer par la forme, qui épouse parfaitement celle de mon pied. Associée à une semelle cousue (en gomme naturelle et recyclée) flexible à souhait, il me semble que le combo est gagnant ! Car oui, en essayant de porter les chaussures toute une journée durant, ces dernières n’ont pas eu l’effet qu’on tendance à avoir certaines sur mes pieds lors des premiers essayages : la plante du pied qui râpe. Et quand je dis pas eu, je veux dire pas du tout !

Maxime In Corio

Concernant les éléments de fabrication plus concrets, Maxime est fabriquée dans un atelier de Toscane, et est développée à partir de cuir de veau, de la tige à la doublure. On retrouve des aérations pour plus de respirabilité, ainsi que des lacets cirés, pour une élégance et une tenue à toute épreuve ! Le petit supplément d’âme ? En achetant une deuxième paire (de sneakers ou de souliers), une petite remise s’applique. Et coup de théâtre, une remise encore plus importante vient se placer pour l’achat de deux paires supplémentaires. De quoi refaire tout son vestiaire !

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Disponibles du 39 au 46, cette paire de sneakers me semble donc être la parfaite alternative entre le bon basique et les codes contemporains d’une chaussure ultra-confortable. Une chaussure confortable, et résistante, sans aucun doute !

Plus d’infos sur le site de In Corio.

Maxime In Corio

MYCS, le design personnalisable !

La déco est une succession de tendances qui nous rassemblent tous et toutes autour d’un même élément pendant quelques mois. Une certaine manière de nous dire que, si nous succombons tous à ce que l’autre a chez lui, il est également essentiel de disposer d’éléments à l’identité marquée. Un canapé qui nous ressemble, un buffet que personne n’a chez lui, le design est aussi une affaire de goût personnel, avant même de devenir collectif. Dans cette perspective, la marque berlinoise MYCS, créée en 2014, nous propose des meubles modulaires, dont le design est entièrement personnalisable !

Mycs Meubles PersonnalisablesMycs Meubles Personnalisables

Car oui, pour MYCS (à prononcer « miksse »), la vision du design est avant tout personnelle, et nos meubles doivent s’adapter à nos goûts, mais aussi à nos besoins ! C’est la raison pour laquelle la marque nous propose canapés, armoires, chaises, commodes, et autres tables basses, dans l’optique assez ludique de les rendre uniques, conçus pour (et par) nous.

Mycs Meubles Modulaires

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Mycs Meubles Modulaires

Comment ? On part d’un module de base, que l’on va pouvoir transformer sous toutes ses coutures : dimensions, couleurs, matériaux, finitions, un nombre de combinaisons infinies, qui rendront le canapé à l’opposé de ce qu’il était au début. Tout ceci se passe sur un configurateur, on ne peut plus simple d’utilisation, avec, bien évidemment, une fonction 360°, et, au final, une livraison… gratuite ! À noter que les Parisiens et les Parisiennes peuvent également voir les meubles « en vrai », au showroom MYCS, situé 42, rue Réaumur, près du métro Arts et Métiers.

Mycs Configurateur Meuble

Le showroom est un espace baigné de lumière, pensé sur deux étages, qui nous donne un bon aperçu de ce dont MYCS est capable en terme de personnalisation, à commencer par la compatibilité de tous les modules entre eux. Du large choix de tissus en passant par les différents modèles de chaises, j’étais à deux doigts de refaire mon appart. Le tout appuyé par les architectes d’intérieur présents pour nous aiguiller et répondre à nos questions.

Mycs showroom ParisMycs showroom ParisMycs showroom Paris

Concernant la fabrication, la marque source ses matériaux en Europe, selon un mode de fabrication le plus respectueux de l’environnement possible. Car on peut faire des beaux meubles, et ne pas se moquer de nous en même temps, oui oui !

MYCS Marque Berlinoise

Plus d’infos sur le site de MYCS : https://fr.mycs.com/