La fête des mères s’illumine au Bazar d’Électricité !

Il y a quelques temps, je vous parlais du Bazar d’Électricité, institution parisienne par excellence lorsqu’il s’agit de luminaires ! Plusieurs espaces ont été créés, de sorte à convenir à toutes les envies, mais aussi à tous les styles, et à toutes les occasions. C’est donc au coeur de l’espace design qu’une lampe totalement adaptée à la fêtes des mères se tient. Son nom : « One From the Heart » du designer allemand Ingo Maurer. Particulier vous dites ? Oui, mais terriblement design !

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Chevalier des Arts et des Lettres en 1985, Ingo Maurer s’est spécialisé dans les créations et les installations lumineuses, jusqu’à désormais faire partie intégrante des plus grandes collections d’art, comme celle du Moma à New-York !

Dessin Ingo Maurer

Et cet assemblage lumineux, atypique et pourtant si distinctif, en est la représentation parfaite ! À l’origine, cette lampe était un cadeau de mariage que le designer souhaitait faire à ses amis. On retrouve deux câbles, qui s’entremêlent, jusqu’à atteindre ce miroir en forme de coeur, qui reflète lui-même la lumière du mur ou du sol, selon comment on le positionne. Ici, c’est l’ampoule qui éclaire le miroir, permettant ainsi de sculpter la lumière. Et au niveau du socle, deux petits crocodiles viennent surveiller que tout se passe au mieux !

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En bref, une création pleine de recherche, mais aussi d’amour, qui constitue un très beau cadeau pour toutes les mamans !

Vous pouvez retrouver cette lampe et une multitude d’autres modèles dans le plus ancien magasin européen dédié à la lumière : le Bazar d’Électricité !

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Bazar d’Électricité

34, Boulevard Henri IV

75004 PARIS

Ouvert du mardi au vendredi de 9h30 à 19h, et le samedi de 10h à 19h

3 (bonnes) raisons de lire « L’Origine des Autres » de Toni Morrison

(…) il ne doit y avoir rien d’étonnant à ce que Toni Morrison soit de ceux qui comprennent l’emprise qu’a l’Histoire sur nous tous. L’Origine des Autres expose cette compréhension et, si ce livre ne témoigne pas d’un moyen d’échapper immédiatement à l’emprise du passé, il est une aide bienvenue pour aborder la façon dont cette emprise a vu le jour. Ta-Nehisi Coates

toni-morrison-conferencesCe mois-ci vient de paraître un nouvel ouvrage de Toni Morrison. Un peu particulier, il s’agit en réalité d’un recueil de six conférences prononcées à Harvard en 2016 par cette auteure américaine que l’on présente presque plus.

Au fil de ces conférences se déploient des thèmes articulés autour du racisme, du concept de « race », et, plus globalement, de l’identité. Voici donc trois raisons, bonnes à mon sens, de lire L’Origine des Autres :

Parce que c’est Toni Morrison

Toni Morrison, en quelques mots :

  • C’est un prix Pulitzer en 1988
  • C’est un prix Nobel en 1993
  • C’est un engagement politique, littéraire, idéologique reconnu aux États-Unis et dans le monde
  • C’est une voix donnée aux laissés-pour-compte
  • C’est un travail de fond pour produire une oeuvre cohérente et qualitative au prisme d’un humanisme fort.

En bref, c’est une personnalité capitale importante dans le paysage littéraire mondial, qui mène et engage des réflexions poussées, rarement dénuées d’intérêt, sur le monde et sur les réalités américaines.

Parce que ce sont des thèmes brûlants d’actualité

Ces réflexions, Toni Morrison, 87 ans, les écrit, les prononce, et les rassemble dans ce court recueil de conférences, mis en exergue par la sublime préface de Ta-Nehisi Coates.

Aidée par des exemples historiques, sociologiques, mais aussi (et surtout) littéraires, elle part en guerre contre l’inhumain, et dénonce les injustices identitaires de la société américaines.

La réflexion prend des références du passé (à commencer par les débuts de l’esclavage), pour nous faire chronologiquement comprendre qu’aujourd’hui encore, les choses ont terriblement besoin d’être conscientisées.

Des sujets qui nous appartiennent tous, et dont des supports comme L’Origine des Autres sont parfois nécessaires à la bonne compréhension d’un système particulier.

Comment devient-on raciste, sexiste ? Puisque personne ne naît raciste et qu’il n’existe pas de prédisposition foetale au sexisme, on apprend à fabriquer l’Autre non par des conférences ou par une instruction, mais par l’exemple. Toni Morrison (P. 18)

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Un regard critique sur des thèmes qui nous concernent tous, et pas seulement l’Amérique dont elle fait partie : la race, les frontières, la peur de l’Autre, la volonté d’appartenance.

Elle questionne, fait fi des protocoles et nous plonge dans un tourbillon de questions qui n’a jamais été aussi présent dans les débats d’actualité.

Parce que ce sont des conférences

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Des conférences courtes, qu’on lit d’une traite, ou qu’on ausculte une par une. Des conférences où le ton corrosif nous prend, et nous amène jusqu’à l’humanisme que Toni Morrison prône dans son Oeuvre.

Cette technique d’approche réflexive permet de s’appuyer sur des exemples, d’être clair dans un propos qui ne l’est parfois pas, et qui pose des questions avec pugnacité : Qu’est-ce que l’Autre ? Pourquoi se penche-t-on autant sur le concept de « race » ? Pourquoi en avoir peur ? Qu’est-ce que cette « obsession de la couleur » ?

Un pouvoir de conviction qui, lorsqu’on le mêle à des thèmes fondateurs, donne cette série de conférences brillamment menée, formidablement inspirante, sans jamais s’éloigner du principe de réalité.

L’Origine des Autres, Toni Morrison (traduit par Christine Laferrière), Christian Bourgois, 91 pages, mars 2018

J’ai testé : Feed Smart Food

Un repas complet et pratique à partir de 2,50€, on y croit ? Feed l’a fait pour nous.

Avec l’optique de donner un nouveau souffle au monde de l’alimentation, Feed développe des gammes de nourritures vegan, sans gluten, sans lactose, sans OGM, sans noix, et fabriquées en France. Rien que ça ouais !

Mais en bref, qu’est-ce que c’est ?

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Il s’agit en réalité de boissons en poudre, de barres ou encore de produits pour les sportifs élaborés par des nutritionnistes. Toutes ces petites choses constituent un repas complet, en plus pratique ! Par exemple, une barre banane/chocolat = 100% des apports nutritionnels recommandés pour notre déjeuner, on dit oui !

Une alternative à certains repas où l’on n’a pas le temps, ou juste pas l’envie de cuisiner. On est donc ici sur un vrai substitut de repas, et non un produit de régime !

J’ai donc testé des boissons et des barres, et, vous l’aurez compris le résultat est positif ! Car oui, j’ai même été surpris de la qualité et des saveurs développées sur ces produits. Produits qu’on aurait pu juger anecdotiques au premier abord.

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Les barres de céréales sont juste excellentes, dignes d’un biscuit industriel ! Alors que les boissons ont exactement le goût annoncé. À titre d’exemple, le « légumes du jardin » = un potage de grand-mère ! (oui j’abuse, et alors ?)

La préparation des boissons est ultra-simple. Pas besoin d’eau bouillante, de l’eau à température ambiante suffit. On la verse directement dans la bouteille, jusqu’au trait, on secoue énergiquement, et le tour est joué !

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Une jolie découverte donc, que je pense à nouveau consommer lorsque l’envie me prendra/le temps me manquera !

13 podcast à (re)découvrir absolument !

En très gros consommateur de podcast, impossible de ne pas publier un article recensant mes favoris. Il n’y sont probablement pas tous, mais je mets ma main à couper qu’au moins un épisode de chacun d’entre eux pourront déjà vous parler !

Tout ces podcasts sont disponibles sur l’application du même nom de l’iphone, mais peuvent également s’écouter sur les Android et, évidemment, sur internet.

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  • Boomerang – France Inter :

Probablement l’un des plus connus, mais il fait partie de ceux qu’il ne faut pas louper – à mon sens – lorsque la culture et l’actualité sont des thèmes chers à nos yeux. Car ici, Augustin Trapenard mêle les deux avec un ton subtil et inventif. Une heure d’émission autour d’un invité, dont l’actualité fait résonner diverses questions, tantôt personnelles, tantôt plus futiles, tantôt sociétales. Mention spéciale à l’éclectisme du programme, où l’on passe quotidiennement de Ben Harper à Jérôme Commandeur, en passant par Jean Teulé. Un « must-listen », comme on dit (ah non) !

  • Dans le genre – Radio Nova :

Un dimanche sur deux, une journaliste des Inrocks, Géraldine Sarratia, interroge une personnalité sur la question du genre et de l’identité, à travers le prisme de son expérience. Au programme donc : des interrogations familiales, la question de la virilité, de la féminité, ou encore la représentation du couple. Outre le fait qu’il s’agisse là d’un(e) invité(e) qui répond de manière personnelle à des questions, cette émission va plus loin, et nous pousse à nous questionner au-delà de ces simples réponses. Un moment de témoignage, où des réflexions sont menées de manière souvent pertinentes, et où on a un peu l’impression d’avancer aussi.

  • Génération XX :

Tout aussi sociétal, ce podcast part à la rencontre de femmes entrepreneuses, qui ont décidé de mener à bien un projet, une envie. Ici, pas de schéma à suivre. Juste des invitées, aux parcours différents, dont les milieux ou encore l’âge n’ont souvent rien en commun, qui se livrent, et explosent leurs doutes, leurs histoires, leur réussite. Sur le papier, rien de transcendant, mais ces témoignages s’avèrent être très intéressants, voire inspirants !

  • LSD, la série documentaire – France Culture :

Chaque semaine, un thème central est décortiqué, est retourné, est traité en quatre piliers par des documentaristes et des chargés de réalisation. Ici, pas de barrière, n’importe quel sentiment, n’importe quel acte, n’importe quel sujet peut être au centre de l’attention, et c’est en ça que cette émission peut être intéressante. On tente de ne pas uniquement survoler le sujet, mais de creuser, de lui trouver des limites, des représentations, toujours de manière détachée et pertinente !

  • La Poudre

Lauren Bastide reçoit, un jeudi sur deux, une femme symbole de son époque, et discute avec elle de son parcours, ses envies, la façon dont les codes d’aujourd’hui l’ont créée, son rapport au temps, au corps, au sexe, au couple. Bref, un entretien souvent fédérateur de figures féminines stimulantes, dans une ambiance calme et chaleureuse qu’installe Lauren Bastide.

  • Le masque et la plume – France Inter :

Pilier des émissions culturelles à la radio, « Le Masque et la Plume » décortique depuis 1955 l’actualité culturelle française. (C’est la plus ancienne émission européenne encore diffusée !) Chaque dimanche, autour de critiques, Jérôme Garcin sur penche sur un pilier de la culture : livre, théâtre et cinéma. Autour de ce pôle vont être évoquées plusieurs oeuvres, autour desquelles les différents critiques vont débattre sans filtre. Un classique, à écouter et réécouter.

  • Les pieds sur terre – France Culture :

L’un de mes podcast préféré, si ce n’est mon préféré ! En bref, une émission quotidienne de témoignage, ancrée dans notre époque, dont les sujets varient du tout au tout, sans jamais desservir le propos. Je vous renvoie vers l’article que j’ai rédigé au sujet de cette émission il y a quelques semaines pour en savoir plus, mais c’est, sans aucun doute, un programme à découvrir !

  • Nouvelle école :

Chaque lundi, Antonin Archer reçoit une personnalité plus ou moins connue, pour nous parler de son parcours. De son parcours, mais pas que. En effet, au fil de la discussion, se dessinent des perspectives, des échecs, des processus créatifs, qui donnent à voir des réalités différentes, qui, au final, nous ouvre l’esprit et nous font réfléchir à ces petites choses qui font nos quotidiens. De Kyan Khojandi à Marion Seclin, en passant par Guillaume Gibault, « Nouvelle École » est ce type de podcast qu’on qualifiera d' »actuel et inspirant à la fois ».

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  • Répliques – France Culture :

Des questions sociétales qui nous touchent presque tous, ou dont on connaît au moins l’existence (« La gauche a-t-elle un avenir ? », « Était-ce ou non mieux avant ? », ou encore « Être catholique aujourd’hui ») sont traitées avec intelligence. Entre opinions et faits avérés, « Répliques » se fait l’avocat de ceux qui pensent n’avoir rien à dire, rien à penser. On termine l’émission avec la sensation d’être un peu plus élevé qu’il y a une heure. À tester !

  • Transfert – Slate :

Sur Transfert, on parle de sujets profonds de société, de famille, parfois même de psychologie, sans jamais tomber dans le pathos ou le ridicule. Des thèmes fédérateurs, comme « Arrêter de se mentir à soi-même » ou encore « Une honte d’enfant peut-elle disparaître ? », tournés autour de témoignages dont on se sent directement proche, et dont l’intérêt est moins l’histoire de la personne que ce qu’elle illustre.

  • Un podcast à soi – Arte Radio :

Tous les premiers mercredi du mois, Charlotte Bienaimé traite d’un sujet de société lié à l’égalité entre les femmes et les hommes. Travail, sexe, sport, famille, tout les sujets peuvent être abordés, et sont une véritable invitation à la réflexion. À mi-chemin entre documentaire et exercice d’entretien, « Un podcast à soi » est le type de programme que l’on écoute pour voir un petit plus loin que le bout de son nez. Et c’est chouette.

  • Y a plus de papier :

Un peu plus précis cette fois, « Y a plus de papier » traite d’un sujet qui ne touche pas tout le monde, mais qui fait parfois surgir des questions universelles : l’écriture et le scénario. Hadrien et Mathieu, scénaristes et producteurs, reçoivent chaque mois des artistes, réalisateurs, collègues, qui viennent raconter leurs expériences sur un thème donné : la créativité, les dialogues, écrire pour la télévision, etc. Des thèmes qui, même si on n’appartient pas au milieu, sont souvent fédérateurs et, au-delà de ça, très intéressants !

  • Sex and sounds – Arte Radio :

« Let’s talk about sex », c’est un petit peu la devise de cette émission hyper impliquée dans la question. Des sextoys, en passant par la douleur lors d’un rapport, ou encore les pets vaginaux, tout y passe, sans détour aucun. Sous couvert d’un ton décalé, on arrive à dégager des réflexions et des thèmes qui, finalement, nous parlent quand même à tous et qu’on écoute avec attention !

 

« Les pieds sur terre », lorsque la société témoigne

En gros énorme consommateur de podcast, il fallait absolument que je trouve l’occasion de vous parler des Pieds sur Terre. Occasion venue, j’écris un article. Les pieds sur terre, c’est (avant d’être un podcast) une émission diffusée du lundi au vendredi, de 13h30 à 14h sur France Culture. Présentée par Sonia Kronlud, il s’agit d’une petite demi-heure dans la journée, quasiment devenue un rituel pour moi. L’émission se résume elle-même ainsi : Tous les jours, une demi-heure de reportage sans commentaire.

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Pour poser grossièrement les bases, on est ici sur une émission documentaire, à tendance sociétale ( et visiblement inspirée de l’émission de radio américaine « This American Life »). L’objectif ? Tenter d’aller au plus près de notre époque, n’importe où en France, dans n’importe quel domaine, sous n’importe quel climat, dans n’importe quelles conditions. Sur le papier, cette émission avait donc tout pour me plaire.

La petite particularité des « Pieds sur Terre » est qu’il s’agit d’un programme fondé sur la notion de témoignage. En effet, pas de reportage au sens où on l’entend, mais des protagonistes, qui sont en fait de « vrais » gens, qui parlent de « vraies » choses, qui leur sont arrivées/arrivent « vraiment ». Aucune intervention d’un quelconque journaliste est nécessaire, le témoignage (qui s’apparente parfois à la confession) suffit. Ce modèle m’a, au début, un peu dérangé. Dérangé car il manquait, selon moi, d’informations, de faits éclairés et/ou avisés. Or, la question est de savoir si l’on souhaite placer l’opinion au centre, ou mettre au coeur du débat des « vérités de faits » (Comme le dit si bien Hannah Arendt). « Les Pieds sur Terre » fait les deux, toujours grâce à ce fabuleux format qu’est le témoignage. À travers les discours quotidiens de ces policiers en dépression, de ces forains, de ces étudiants à Bobigny, ou encore de ces victimes de braquage, on en apprend parfois même davantage qu’avec une sobre étude.

Je vous invite donc plus que vivement à vous rendre sur le site de l’émission, la page Facebook, ou encore le compte Twitter, de sorte à découvrir plus en détails ce qu’elle a à nous/vous proposer ! Bonne journée !

 

3 (bonnes) raisons de lire « Couleurs de l’incendie » de Pierre Lemaitre

Depuis 2006, le paysage littéraire français compte Pierre Lemaitre. Lauréat du prix Goncourt en 2013 avec Au revoir là-haut (adapté en bande dessinée (par Christian De Metter) et au cinéma (par Albert Dupontel), il revient cette année avec Couleurs de l’incendie. Il s’agit là du deuxième volume de sa trilogie sur l’entre-deux-guerres, appelé par le succès du premier. (En l’occurrence, Au revoir là-haut).

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Albin Michel nous présente donc ce nouvel ouvrage ainsi :

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l’empire financier dont elle est l’héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d’un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l’adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l’ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d’intelligence, d’énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d’autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l’incendie qui va ravager l’Europe.

 

Vous l’aurez compris, j’ai donc beaucoup aimé ce nouveau roman, et ai décidé de lister trois bonnes raisons de le feuilleter, voire de le lire tiens !

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  • Parce que 500 pages, ça paraît presque court :

544 pages pour être exact. Alors oui, Couleurs de l’incendie est ce que l’on appelle vulgairement un « pavé ». Un pavé qui ferait reculer le commun des mortels, mais il se pourrait que ça soit une erreur ! Dès le (très très bon) début, le lecteur est cueilli, jusqu’à ne plus vouloir refermer le livre. (joli lieu commun, merci à moi) Une espèce de fresque romanesque à la Dumas se met alors en place, et le concept de trilogie prend tout son sens. Ici, l’action se passe dans les années 1930 (le prochain se déroulera dans les années 1940, pendant l’exode, alors que Au revoir là-haut situait son action dans les années 1920), et on ressent une petite jubilation à la lecture de cet enchaînement de tragédies qui s’abat sur le roman. (ouh le mauvais..) Mais ça n’est pas la seule raison !

  • Parce que ça parle (bien) d’émancipation féminine :

Après avoir placé un homme au centre de Au revoir là-haut, c’est à présent une femme – Madeleine – qui en tient les rênes. Le personnage secondaire devient principal, et incarne de nombreuses valeurs résolument actuelles, qui parleront au plus grand nombre. Pierre Lemaitre mélange avec habileté pouvoir financier, désir sexuel féminin ou encore technocratie, avec un ton qu’on lui connaît. (enfin, si on le connaît) Des résonances entre les années 1930 et notre époque qui ne font qu’aiguiser notre sens politique, et j’ai adoré ça !

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  • Parce que l’écriture est énergique :

De l’ironie, des péripéties, un ton cinglant, des prises à partie avec le lecteur, Couleurs de l’incendie est ce genre de roman qui nous emporte aussi via la plume de son auteur (ce qui commence à être assez rare pour le noter). Pierre Lemaitre n’hésite pas à capter notre attention avec un style que j’avais déjà aimé retrouver dans Trois jours et une vie (paru en 2016), en mêlant le tout à une histoire que l’on pourrait oser qualifier de « passionnante ». Il (se) pose des questions, évoque des thèmes subversifs, parle de fond comme de forme, et, au final, nous livre (attention jeu de mot et humour.) un ouvrage très réussi !

Le cru de la rentrée littéraire de janvier a donc commencé pour moi par une très jolie découverte, et je pense pouvoir affirmer que Couleurs de l’incendie va (presque) faire l’unanimité au sein de la critique littéraire également. Car il a tout pour plaire, qu’on se le dise !

Pierre Lemaitre, Couleurs de l’incendie, Albin Michel, janvier 2018, 544 pages, 22,90€

 

 

Trois « beaux livres » à (s’)offrir pour Noël !

Hello !

De la manière la plus originale qui soit, voici voilà… un article « idées cadeaux de Noël » ! Plus sérieusement, j’aime assez l’idée d’offrir (et de recevoir finalement) ce que l’on appelle un « beau livre ». C’est précisément le genre d’objet qui, à mon sens, fait plaisir mais que l’on ne s’achète que très rarement, souvent en raison de son prix !

Je passe pas mal de temps à regarder les sorties littéraires, qu’il s’agisse de romans, de bandes dessinées, ou encore de beaux livres ! J’ai donc sélectionné trois produits, sortis il y a peu, et assez intéressants/originaux pour être offerts (enfin je crois).

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  • The Parisianer, Utoipes 2050 :

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Alors celui-ci, je l’ai découvert il y a quelques jours, alors que je flânais tout simplement dans une librairie. The Parisianer, c’est ce magazine imaginaire, dont le concept est né en 2013, et donc les couvertures mettent en exergue la vision qu’a un artiste de Paris. Voilà, pour la faire courte, c’est l’idée ! Un premier livre est d’ailleurs sorti en 2014, regroupant toutes les Unes imaginaires, et constituant également une idée cadeau assez chouette !

Et cette fois-ci, The Parisianer est allé plus loin, et publie donc The Parisianer, Utopies 2050, issu de l’exposition de 2015. Vous l’aurez probablement compris, ici, les couvertures sont celles que l’on pourrait potentiellement retrouver dans 30 ans, toujours imaginées par treize illustrateurs (Clémence Pollet, Wassim Boutaleb, Michael Prigent, ou Philippe Mignon pour ne citer qu’eux)

Je ne vous dévoile pas tout, mais on retrouve, par exemple, une éolienne sur le Moulin Rouge ! Toutes ces illustrations sont donc des mises en scène de la vie quotidienne parisienne, toujours liées à des sujets sociétaux, comme le réchauffement climatique, le logement, les énergies nouvelles, etc. En somme, un objet vraiment sympa à retrouver sous le sapin !

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The Parisianer, Utopies 2050, Collectif, 10/18, novembre 2017, 152 pages, 18,90€


 

  • Barbes, boucs, moustaches et autres favoris dans l’art d’hier et aujourd’hui :

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Ce livre s’adresse à tout le monde, mais peut-être plus particulièrement à ceux et celles pour qui l’art de la barbe est un vrai sujet. Car, précisément, il s’agit ici d’un vrai gros livre que l’on pourrait apparenter à une anthologie de la barbe. Conçu par Sarah Daniel-Hamizi, la Barbière de Paris (la seule femme barbier parisienne, dont les salons sont… à Paris !) on a là 240 pages de photos de barbes, toutes plus atypiques les unes que les autres, avec des explications très fournies, des supports attrapés dans l’histoire, mais également dans les arts. Une espèce de voyage au pays des barbus (comme c’est bien dit tiens), vraiment très intéressant, et qui plaira à coup sûr à un chasseur de tendance, ou à un barbu/moustachu militant !

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Barbes, boucs, moustaches et autres favoris dans l’art d’hier et aujourd’hui, Sarah, La Barbière de Paris, Cernunnos, octobre 2017, 288 pages, 40€


 

  • À Paris :

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Celui-ci est probablement un peu plus « conventionnel », un peu plus connu également, mais il est certain qu’il peut être une idée cadeau chouette pour beaucoup de personnes ! Jeanne Damas (aux photos) et Lauren Bastide (à l’écriture) se sont associé pour produire ce joli livre illustré, reprenant un thème fédérateur et inépuisable : Paris.

L’idée de cet ouvrage est donc de dresser le portrait de 20 parisiennes, de parcours et de quartiers différents, et de les suivre jusque chez elles. On y découvre « leur » Paris, leurs anecdotes, et, finalement, leur petite vie, très simplement. Ces portraits sont donc accompagnés de photos, prises par la « it-girl » Jeanne Damas, et sont entrecoupés d’annexes, des meilleurs restaurants de la capitale (toutes proportions gardées sur ce terme évidemment), en passant par des petits textes amoureux de Paris.

Une vision de la ville toujours chouette à recevoir en cadeau (et l’objet-livre est par ailleurs très réussi !)

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À Paris, Lauren Bastide & Jeanne Damas, Grasset, octobre 2017, 228 pages, 24€


 

Voilà pour cette petite sélection, d’autres articles « noëliques » arrivent très vite ! Bonne journée !