Bienvenue chez la Cerise sur le Chapeau !

Qu’est-ce qui fait un bon chapeau ? Comme savoir quelle forme nous convient le mieux ? Et pourquoi aucun chapeau ne me va ? Pendant des années, ces questions, je me les suis posées, convaincu que je n’avais pas une tête à chapeau. Dans l’absolu, j’ai une assez grosse tête (au sens propre seulement hein !), et je pensais qu’aucun couvre-chef ne me mettait assez en valeur pour être porté quotidiennement. Et puis, je me suis renseigné sur les marques un peu plus pointues, un peu plus spécialisées, qui développent des chapeaux sur-mesure.

À Paris, il existe peu de chapeliers, mais certains, comme la Cerise sur le chapeau, exercent leur profession dans une tradition chapelière des plus intéressantes. Cerise, la fondatrice, part d’un constat tout simple, qui séduit depuis déjà 12 ans : on a tous une tête à chapeau, il suffit de trouver le bon. À partir de cette petite phrase, assez évocatrice, j’ai décidé de sauter le pas, et de me rendre à la Fabrique Générale.

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la Fabrique Générale, c’est un lieu un peu hybride du 17ème arrondissement, où se côtoient un espace dédié aux chapeaux, bien sûr, mais aussi une grande pièce baignée de lumière, où sont organisés différents événements au cours du mois.

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J’ai eu la chance d’être accueilli par Cerise en personne, qui m’a initié à la fabrication d’un chapeau, histoire de comprendre pourquoi et comment cet accessoire dure et perdure.

Tout d’abord, j’ai eu le choix d’opter pour un feutre ou un chapeau de paille. L’été approchant, mon choix s’est porté sur un Panama. On reviendra sur ce terme plus tard. Cerise a mesuré mon tour de tête : 61cm, j’ai donc une assez grosse tête. On a choisi la forme parmi les six proposées (dont deux sont féminines). Je me dirige vers la forme dite « classique ». À partir de là, Cerise revient avec une flopée de chapeaux en paille, de toutes les couleurs. Il en existe une soixantaine, le choix est donc très assez vaste !

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La Cerise sur le chapeau propose un service de semi-mesure. Il s’agit donc là de prendre mes mesures, mais aussi de définir quelle couleur je souhaite attribuer à chaque élément constitutif du produit : la base, le gros grain, et le petit passant. J’opte pour des couleurs assez neutres, histoire de pouvoir le porter en (presque) toutes circonstances. Et en deux heures (comptez un peu plus de temps le week-end), voici un chapeau conforme à mes attentes, et surtout, qui me va ! À noter que, contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne faut pas choisir un chapeau trop juste car, avec le chaleur, ce dernier a tendance à rétrécir.

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Ma visite ne s’est pas arrêtée là, et c’était d’ailleurs tout l’intérêt pour moi ! Cerise me fait descendre là où tout se passe : l’atelier de fabrication des chapeaux ! Six machines en fonte d’aluminium se dressent devant moi. Ces machines correspondent naturellement aux six formes de chapeaux proposées, et fonctionnent au gaz. C’est aussi dans cette pièce que sont organisés des ateliers chapeaux, mais également des ateliers de (dé)montage de moteur, organisés par le mari de Cerise. Un vrai lieu hybride !

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Bref, ces machines à pédales, créées au début des années 1900, étaient originellement construites en bois de tilleul (pour sa robustesse), et vont permettre de mouler les chapeaux. Il faut attendre que le moule soit à 90°, de sorte que la chaleur se répartisse de manière uniforme sur le moule. Tout fonctionne grâce à une presse, qui fonctionnent elle-même grâce à l’homme. On appuie sur la pédale, et la presse se referme, jusque là, vous suivez !

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Cerise m’explique alors qu’il faut bien axer le moule, auquel cas, le paille s’abime, et cloque. Un travail de précision, donc ! Pour mouler les chapeaux, il suffit d’humidifier le cône (constitué, pour les feutres, d’un amalgame de fibres, travaillées en 13 étapes !), de sorte à le placer sur la presse. À noter que la qualité du feutre dépend principalement de la manière dont il est fabriqué, tout comme la paille !

Puis, il faut marquer le dorcet (le bord du chapeau), et pour ce faire, on utilise une corde (que l’on voit pendre sur la photo), qui va permettre de savoir où procéder à la découpe ou au revers.

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Bon, avec tout ça, il ne faut pas oublier que mon choix s’est porté sur un chapeau en paille, plus estival. Ce « Panama » tient son origine de l’exposition universelle de 1855, lorsque Napoléon se voit offrir un « Fino », qui existe encore aujourd’hui.

Le Panama est, en réalité, le nom que l’on donne à la paille de l’Équateur, alors même qu’il porte le nom d’un autre pays. C’est donc non pas à une forme, mais bien à une matière que ce terme fait référence. Les producteurs récupèrent les gousses d’un palmier, qu’ils font sécher, puis qu’il divisent en fonction du chapeau. On retrouve deux grandes régions productrices de paille, chacun ayant sa propre identité :

  • l’Ecole de Cuenca, au centre de l’Équateur, qui développe le tressage à une ou à deux fibres (respectivement le « Brisa » ou le « Llano »). Ce type de Panama se fabrique entre un jour, et plus de deux semaines, selon le grade. (le nombre de fils définit le grade du chapeau)
  • L’Ecole de Montecristi, sur la côte ouest du pays, où ne sont développés que des « Fino », des « Super Fino », ou des « Extra Fino », tressés avec une seule fibre « Brisa ». Ici, c’est parfois plus de cinq mois qui sont requis pour fabriquer un chapeau.

Petit indice pour reconnaître un Panama d’Équateur (un « vrai », en somme) : ils disposent d’une petite rosace au-dessus, signe d’un processus de fabrication bien particulier, donc authentique.

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Dernier petit conseil de Cerise avant de partir : pour prendre bien soin de son chapeau, il faut éviter de le poser à plat, mais à l’envers, sur la calotte. Et le mieux reste de l’accrocher bien sûr !

Bref, la Cerise sur le Chapeau, c’est donc un savoir-faire, mais aussi une base de partage, où l’artisanat et le semi-mesure se conjuguent à la lumière de matériaux nobles.

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Vous pouvez donc retrouver Cerise et toute son équipe à la Fabrique Générale (2 Bis Rue Léon Cosnard, 75017 Paris), mais aussi dans la boutique où tout a commencé, 11 Rue Cassette, 75006 Paris. Vous y serez, sans nul doute, aussi bien accueilli que moi !

 

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À la découverte de l’Artisan Parfumeur !

Les marques de parfum, c’est un peu comme les crèmes pour les mains : il y a beaucoup, mais on ne sait jamais vers laquelle se tourner. (c’était probablement la meilleure comparaison jamais faite tiens)

On est souvent réticent face aux marques de grande distribution, où, pour couronner le tout, le choix est  assez vaste. Alors on se tourne vers les parfumeurs qu’on appellera grossièrement des « professionnels », mais là encore, nombreuses sont les marques et les références présentes sur le marché. S’intéresser à chacune d’entre elles serait une bonne idée, mais malheureusement, nous n’avons qu’une vie, et il faut sélectionner. C’est ce que j’ai fait avec l’Artisan Parfumeur, maison fondée en 1976, qui nous propose une jolie sélection de parfums de niche. Par « parfum de niche », on comprendra rapidement :  « Maison plus intimiste que les énormes marques, moins portée sur la publicité, davantage sur les fragrances, et à destination d’un public plus averti. »

Alors, l’Artisan Parfumeur, en bref, qu’est-ce que c’est ? La maison est née d’une petite blague d’un ami de Jean Laporte (le créateur donc), qui lui demanda de créer un parfum à la banane à porter au bal des Folies Bergères. Jean Laporte, qui avait fait des études de chimie, s’est pris au jeu, et a fini par créer d’autres fragrances avec des matières premières naturelles, puis à sortir une première collection, pour finalement être reconnu dans le domaine. Ca valait le coup d’aller danser finalement !

La première boutique, ouverte en 1979, se situait rue de Grenelle, et a lancé le développement d’une marque à travers l’Europe dont personne ne soupçonnait le potentiel. Alors à quoi ce succès est-il dû ? À la qualité des produits, bien évidemment, mais peut-être également à cette vision contemporaine, qui contraste entre des valeurs classiques et un positionnement résolument moderne. En témoigne notamment la refonte du flacon, désormais composé de verre sombre et fumé (qui n’est pas sans rappeler l’ambiance d’un atelier d’apothicaire), ou encore les recettes, inchangées depuis 40 ans, qui témoignent d’une espèce d’intemporalité des fragrances !

Parlons justement de ces parfums. L’Artisan Parfumeur a développé quatre gammes : les frais, les floraux, les orientaux, et les boisés. Contrairement à ce que j’aurais pu penser, je suis partie sur « Premier figuier extrême », qui fait partie des boisés.

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À moins d’être un professionnel, il est quand même relativement difficile de décrire un parfum, voici donc ce que le site nous en dit :

Premier Figuier Extrême amplifie l’arôme de figues mûres. Le figuier repose sous le soleil méditerranéen, ses branches ployant sous ses fruits violets et mûrs. En pleine floraison, il déborde de saveur. Des touches de bois de santal contrebalancent ce goût sucré. Le parfum est plus boisé et plus sombre. Les fruits et les bois dominent cette composition. La sève laiteuse et les feuilles succulentes donnent un arrière-plan de fraîcheur.)

Alors c’est sûr, c’est bien dit, mais l’idée globale est assez juste, et ce parfum évolue plutôt très bien sur ma peau. Ce qui ne sera pas forcément votre cas, ni le mien sur un autre parfum, attention ! Le mieux reste évidemment de tester en boutique.

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L’Artisan Parfumeur développe également une gamme de produits pour la maison : bougies et boules d’ambre. Les bougies sont moins nombreuses que les parfums, mais reprennent souvent les odeurs de certains d’entre eux, comme « Voyage à Constantinople » (que j’adore en bougie, mais qui, typiquement, ne sent pas la même chose en parfum sur moi)

An imaginary journey in Constantinople. The scent of Turkisch delight interwines with leather, saffron and iris.

Bref, gros coup de coeur pour cette odeur, qui laisse une ambiance un peu enveloppante à la maison !

artisan parfumeurPour finir, on trouve également la boule d’ambre. Alors, concrètement, qu’est-ce que c’est ? Il s’agit d’une boule (donc) rechargeable, qui diffuse en continu une odeur dans toute la pièce. Elle existe en différentes tailles, et est le best-seller de la marque depuis sa création en 1977.

 

En bref, l’Artisan Parfumeur est une grosse découverte, que j’ai pu découvrir dans la boutique du Marais. Mais ça ne s’arrête pas là, il existe plusieurs boutiques parisiennes, et partout en Europe et dans le monde, que je vous invite à découvrir ! (pas forcément toutes hein !)

Crash test : À la découverte de Kitchenaid !

Kitchenaid, on connaît quasiment tous, on ne fait que louer la qualité de ses appareils électroménagers et autres ustensiles de cuisine, mais est-ce que ça vaut vraiment le coup ?

J’ai donc pu tester le Superblender Artisan il y a quelques mois maintenant, et ai pu l’utiliser à maintes reprises au fil des semaines. Ce tout nouveau robot Kitchenaid est plein de promesses : efficace jusqu’à pouvoir broyer des aliments congelés, puissant si bien qu’il peut même chauffer les produits (oui oui, la folie !), doté de 11 vitesses variables, de 4 programmes (smoothies/jus/soupes/auto-nettoyage), bref, un petit bijou sur le papier !

Je m’arrête un instant sur la fonction « auto-nettoyage », car elle est notable. En effet, ce Superblender, en ajoutant du produit vaisselle, est « capable », comme son nom l’indique, de se nettoyer seul, on adore !

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J’ai donc pu m’amuser à tester plein de petites recettes, en essayant de m’adapter au mieux aux fonctionnalités de l’appareil. Et j’avoue que le résultat est quand même très impressionnant. On est sur un vrai appareil de qualité, qui tient évidemment ses promesses, cuisiner deviendrait presque trop simple dis donc ! Le plus puissant sur le marché, et ça vaut le coup lorsque la cuisine est un vrai loisir/passion/métier !

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Kitchenaid Superblender Artisan Tout Automatique

899€, garantie 10 ans

Existe en 3 coloris