Mes dernières découvertes ‘beauté’ !

Ces dernières semaines (mois), comme d’habitude, j’ai testé des produits cosmétiques et autres soins. Parmi tout ceux que j’ai pu tester, quelques-uns se sont démarqués. Et bien, coup de théâtre, les voici :

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Il y a quelques semaines, je me suis rendu à la soirée de lancement en France de la marque « Bulldog Skincare ». L’occasion de découvrir ce que propose cette marque pour  les hommes. Tout d’abord, j’ai noté que les produits sont conçus à base d’ingrédients naturels (aloe vera ou encore thé vert). La marque se divise en deux gammes : barbe (baume, huile et shampooing) et hydratation (trois crèmes : Original, Peau Sensible et Age Defense).

Alors comme je n’ai pas trois visages, j’ai commencé par tester la crème hydratante « Original ». On me dit dans l’oreillette qu’il s’agit là du bestseller de la marque, et qu’il s’en vendrait un exemplaire toutes les 15 secondes dans le monde. Une composition naturelle et étudiée (thé vert, aloe vera, huile de caméline, etc.), qui hydrate la peau sans la laisser grasse ou collante (avec une odeur, encore une fois, très naturelle). Un (très) bon point, lorsqu’on sait que la plupart des marques luttent encore contre cet effet « poisseux » post-application. À 8,80€ les 100Ml, on se dit qu’on aurait tort de ne pas tester !

crème hydratante original bulldog skincarecrème hydratante original bulldog skincare

Je connaissais Embryolisse uniquement grâce au lait-crème concentré, qui fait visiblement l’unanimité chez les aficionados de la beauté et de l’hydratation. Soit.

J’ai eu la chance de pouvoir tester d’autres produits, histoire d’en savoir un peu plus sur ce que peux proposer la marque. Mon attention s’est portée sur un produit pour les yeux, adapté à toutes les peaux. Et, qu’on se le dise, l’image d’Embryolisse est plutôt celle d’un « laboratoire », en témoigne le terme « soin » utilisé pour qualifier ce produit. Comment l’illustre également la composition, à base de vitamines A et E, et d’une sélection d’actifs végétaux (sésame, bleuet et méristème de chêne). C’est donc avec une certaine assurance que je me suis dirigé vers ce contour des yeux, cette partie du corps étant assez fine, et, de fait, plus réactive. Bref, ce « soin » est censé combattre les premières rides, les cernes et les poches. Évidemment, il ne s’agit pas là d’un produit miracle, mais j’avoue que, alors que j’ai des cernes assez marqués, j’ai vu ce qu’on appellera une « différence », en tout cas, un regard moins marqué au fil des applications (hyper simples au demeurant). Et il pénètre très très (très) rapidement. Il me semble que c’est bon signe tout ça !

soin lissant contour des yeux embryolissesoin lissant contour des yeux embryolisse

Côté cheveux, j’ai découvert cette cire « made in France », de la marque Chopperhead. Inspiré par de grands noms de la coiffure et du tatouage, Éric Famechon a développé des gammes pour hommes, composées de soins spécifiques pour la barbe et les cheveux. Un univers assez marqué, dont le packaging reflète bien l’esprit !

Bref, et donc cette cire ? Et bien coup de coeur pour plusieurs raisons ! Tout d’abord, parce qu’elle ne colle pas, et ça, c’est tout de même assez rare dans l’univers des cires capillaires. (appelons ça comme ça tiens) Deuxièmement, parce qu’elle est légère. J’entends par là qu’au-delà du fait que la texture soit assez fluide lorsqu’on la travaille dans la main, la cire donne juste un mouvement aux cheveux. On pourrait presque croire qu’il n’y a rien, et la coiffure est donc hyper malléable. Pas d’effet carton, pas d’effet gras, pas d’effet collant, bref, c’est un top !

cire classique chopperhead

Embryolisse, le retour ! Même si je partais assez positif,, je ne pensais pas aimer autant cette marque. Bref, le soin booster défatigant était LE produit que je voulais tester. Conçu pour tous les types de peaux, ce produit se présente sous la forme d’un flacon pompe plutôt très pratique. La texture, légère, voire légèrement aqueuse, pénètre très rapidement sur la peau, et laisse une espèce de voile « effet bonne mine », on se croirait presque sur Instagram dis donc !

soin booster défatigant embryolissesoin booster défatigant embryolisse

Alors oui, c’est un basique, oui, c’est probablement l’un des bestseller de la marque, oui, il y a fort à parier pour que vous la connaissiez, mais sait-on jamais ! Je n’avais encore jamais testé ce produit qui fait tant parler de lui dans le monde de la beauté (je ris moi-même de cette phrase), mais dont on vante tant l’efficacité. Et bien un fan de plus, bravo l’Occitane.

Car, effectivement, c’est un super produit, vraiment ! J’ai hésité à vous parler également de la crème à l’amande que propose l’Occitane, mais il me semble que j’ai préféré celle-ci, ne serait-ce que pour l’odeur. Je ne suis pas très fan des odeurs trop prononcées, ici, c’est une subtile fragrance (proche de celle du karité donc) qui se dégage, rien de plus. Mais surtout, surtout, la texture non grasse de cette crème est vraiment le gros plus ! Elle pénètre très rapidement, ne laisse pas de fini gras, et on garde cette petite odeur agréable quelques temps sur les mains. En bref, je la rachèterai sans souci, voire avec plaisir !

(On notera la « jolie » photo d’un tube vide, mais au moins, on est certain que je l’ai vraiment testée/utilisée hein !)

crème mains karité l'occitane

Kiehl’s, l’une de mes marques préférées ! Si vous ne la connaissez pas, je vous invite à lire mon article sur le Midnight Recovery Concentrate, où je développe un peu plus exhaustivement l’histoire de la marque, ses valeurs, et tout ce qu’elle peut nous proposer ! Bref, après avoir déjà testé pas mal de produits, j’ai jeté mon dévolu sur un produit pour les yeux/poches. Alors oui, j’adore Kiehl’s, mais il n’empêche que mon avis est objectif, et que certains produits de la marque ne m’ont pas plu, qu’on reste clair !

Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce produit est, tout d’abord, le format, minuscule. Pratique en voyage, pratique dans la poche, pratique partout, ce petit stick s’applique en toutes circonstances ! J’ai également noté (et aimé) la sensation directe de fraîcheur lorsqu’on pose le produit sous les yeux. Ce côté « effet instantané » est probablement dû à la composition. Grâce à la caféine et à l’hibiscus, les poches sont diminuées de manière notable, et le regard est vivifié ! À l’application, il suffit de tapoter délicatement, et le tour est joué ! Simple et efficace.

(Produit déjà bien utilisé + inscriptions qui s’effacent = on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a pour la photo..)

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Il y a quelques jours, la maison de parfum Atelier Cologne m’a fait parvenir un petit colis surprise personnalisé, composé de trois fragrances développées par leurs soins. Après un peu d’hésitation entre les trois, mais avec l’envie de vous en parler, j’ai décidé de concentrer mon attention sur Pomélo Paradis.

En bref, Atelier Cologne est une maison française qui fabrique des « Colognes Absolues ». L’idée était de créer des colognes qui tiennent aussi bien que les eaux de parfums. Et c’est visiblement chose faite, avec ces gammes de colognes, de bougies et de soins, toutes à base de ce produit authentique qui inspira une nouvelle façon de se parfumer.

Et voici Pomélo Paradis qui, comme son nom l’indique, comporte beaucoup de notes d’agrumes, très fraîches au demeurant. Toutefois, Atelier Cologne a développé une gamme très riche, il y a fort à parier que tout le monde y trouvera son bonheur, notamment dans la boutique située 8 Rue Saint-Florentin – dans le premier arrondissement à Paris !

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La découverte food du moment : Monsieur Appert !

La semaine commence tout en saveurs avec cette petite découverte food, tout droit venue de l’hexagone : Monsieur Appert.

Brièvement (ou pas d’ailleurs), Monsieur Appert, c’est quoi ? C’est des aliments, sauces, condiments, conditionnés dans de jolis écrins de verre, dont les ingrédients ont été sélectionnés avec soin. Jusque là, tout va bien. Et pourquoi s’arrêter dessus ? Tout simplement parce qu’il s’agit là d’une démarche de proximité avec le terroir. Des produits nobles, typiques de nos régions, souvent bio ou issus de l’agriculture raisonnée,  qui suivent les saisons, et qui apporte évidemment ce petit supplément d’âme à nos préparations !

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L’objectif est de préserver au maximum les saveurs naturelles des produits, et, pour cela, Monsieur Appert privilégie notamment le circuit court, de sorte à maintenir les emplois, le savoir-faire régional, mais pas que ! L’idée est également de garantir une fraîcheur optimale après récolte, c’est la raison pour laquelle les producteurs sont situés à moins de 250 kilomètres des points de transformation ! Par ailleurs, on note la chouette démarche de nous présenter ces mêmes producteurs sur le site internet. Une manière très agréable de valoriser le travail et la collaboration de ces derniers.

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J’ai donc eu l’occasion de tester un petit coffret gourmand, composé de pickles, et de différentes préparations/crèmes apéritives : piment doux/miel, tomate/basilic/origan, betterave/sésame/citron, et carottes/miel des Alpes/cumin. Des petites folies, qui s’utilisent, par exemple, pour un simple apéritif (la crème de piment et le fromage s’associent super bien, aussi bien que la crème de betterave et le saumon fumé, ou la carotte et le poulet ! #idéerecette). Mais pas que ! Car oui, la plupart de ces préparations peuvent s’utiliser en cuisine, comme la crème tomate/basilic/origan, qui constitue une super base pour les tartes par exemple !

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Bref, on est donc là sur une chouette découvertes, dont les jolies valeurs s’associent à merveille avec la qualité des ingrédients, on adore !

On trouve donc ces petits produits la plupart du temps en épicerie fine, la liste des points de vente est disponible en cliquant ici !

Et sinon, rendez-vous sur le site internet de Monsieur Appert, la page Facebook, ou encore le compte Instagram : @MonsieurAppert.

Bonne journée !

Article sponsorisé

 

 

 

3 (bonnes) raisons de lire « Couleurs de l’incendie » de Pierre Lemaitre

Depuis 2006, le paysage littéraire français compte Pierre Lemaitre. Lauréat du prix Goncourt en 2013 avec Au revoir là-haut (adapté en bande dessinée (par Christian De Metter) et au cinéma (par Albert Dupontel), il revient cette année avec Couleurs de l’incendie. Il s’agit là du deuxième volume de sa trilogie sur l’entre-deux-guerres, appelé par le succès du premier. (En l’occurrence, Au revoir là-haut).

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Albin Michel nous présente donc ce nouvel ouvrage ainsi :

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l’empire financier dont elle est l’héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d’un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l’adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l’ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d’intelligence, d’énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d’autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l’incendie qui va ravager l’Europe.

 

Vous l’aurez compris, j’ai donc beaucoup aimé ce nouveau roman, et ai décidé de lister trois bonnes raisons de le feuilleter, voire de le lire tiens !

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  • Parce que 500 pages, ça paraît presque court :

544 pages pour être exact. Alors oui, Couleurs de l’incendie est ce que l’on appelle vulgairement un « pavé ». Un pavé qui ferait reculer le commun des mortels, mais il se pourrait que ça soit une erreur ! Dès le (très très bon) début, le lecteur est cueilli, jusqu’à ne plus vouloir refermer le livre. (joli lieu commun, merci à moi) Une espèce de fresque romanesque à la Dumas se met alors en place, et le concept de trilogie prend tout son sens. Ici, l’action se passe dans les années 1930 (le prochain se déroulera dans les années 1940, pendant l’exode, alors que Au revoir là-haut situait son action dans les années 1920), et on ressent une petite jubilation à la lecture de cet enchaînement de tragédies qui s’abat sur le roman. (ouh le mauvais..) Mais ça n’est pas la seule raison !

  • Parce que ça parle (bien) d’émancipation féminine :

Après avoir placé un homme au centre de Au revoir là-haut, c’est à présent une femme – Madeleine – qui en tient les rênes. Le personnage secondaire devient principal, et incarne de nombreuses valeurs résolument actuelles, qui parleront au plus grand nombre. Pierre Lemaitre mélange avec habileté pouvoir financier, désir sexuel féminin ou encore technocratie, avec un ton qu’on lui connaît. (enfin, si on le connaît) Des résonances entre les années 1930 et notre époque qui ne font qu’aiguiser notre sens politique, et j’ai adoré ça !

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  • Parce que l’écriture est énergique :

De l’ironie, des péripéties, un ton cinglant, des prises à partie avec le lecteur, Couleurs de l’incendie est ce genre de roman qui nous emporte aussi via la plume de son auteur (ce qui commence à être assez rare pour le noter). Pierre Lemaitre n’hésite pas à capter notre attention avec un style que j’avais déjà aimé retrouver dans Trois jours et une vie (paru en 2016), en mêlant le tout à une histoire que l’on pourrait oser qualifier de « passionnante ». Il (se) pose des questions, évoque des thèmes subversifs, parle de fond comme de forme, et, au final, nous livre (attention jeu de mot et humour.) un ouvrage très réussi !

Le cru de la rentrée littéraire de janvier a donc commencé pour moi par une très jolie découverte, et je pense pouvoir affirmer que Couleurs de l’incendie va (presque) faire l’unanimité au sein de la critique littéraire également. Car il a tout pour plaire, qu’on se le dise !

Pierre Lemaitre, Couleurs de l’incendie, Albin Michel, janvier 2018, 544 pages, 22,90€

 

 

Trois « beaux livres » à (s’)offrir pour Noël !

Hello !

De la manière la plus originale qui soit, voici voilà… un article « idées cadeaux de Noël » ! Plus sérieusement, j’aime assez l’idée d’offrir (et de recevoir finalement) ce que l’on appelle un « beau livre ». C’est précisément le genre d’objet qui, à mon sens, fait plaisir mais que l’on ne s’achète que très rarement, souvent en raison de son prix !

Je passe pas mal de temps à regarder les sorties littéraires, qu’il s’agisse de romans, de bandes dessinées, ou encore de beaux livres ! J’ai donc sélectionné trois produits, sortis il y a peu, et assez intéressants/originaux pour être offerts (enfin je crois).

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  • The Parisianer, Utoipes 2050 :

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Alors celui-ci, je l’ai découvert il y a quelques jours, alors que je flânais tout simplement dans une librairie. The Parisianer, c’est ce magazine imaginaire, dont le concept est né en 2013, et donc les couvertures mettent en exergue la vision qu’a un artiste de Paris. Voilà, pour la faire courte, c’est l’idée ! Un premier livre est d’ailleurs sorti en 2014, regroupant toutes les Unes imaginaires, et constituant également une idée cadeau assez chouette !

Et cette fois-ci, The Parisianer est allé plus loin, et publie donc The Parisianer, Utopies 2050, issu de l’exposition de 2015. Vous l’aurez probablement compris, ici, les couvertures sont celles que l’on pourrait potentiellement retrouver dans 30 ans, toujours imaginées par treize illustrateurs (Clémence Pollet, Wassim Boutaleb, Michael Prigent, ou Philippe Mignon pour ne citer qu’eux)

Je ne vous dévoile pas tout, mais on retrouve, par exemple, une éolienne sur le Moulin Rouge ! Toutes ces illustrations sont donc des mises en scène de la vie quotidienne parisienne, toujours liées à des sujets sociétaux, comme le réchauffement climatique, le logement, les énergies nouvelles, etc. En somme, un objet vraiment sympa à retrouver sous le sapin !

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The Parisianer, Utopies 2050, Collectif, 10/18, novembre 2017, 152 pages, 18,90€


 

  • Barbes, boucs, moustaches et autres favoris dans l’art d’hier et aujourd’hui :

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Ce livre s’adresse à tout le monde, mais peut-être plus particulièrement à ceux et celles pour qui l’art de la barbe est un vrai sujet. Car, précisément, il s’agit ici d’un vrai gros livre que l’on pourrait apparenter à une anthologie de la barbe. Conçu par Sarah Daniel-Hamizi, la Barbière de Paris (la seule femme barbier parisienne, dont les salons sont… à Paris !) on a là 240 pages de photos de barbes, toutes plus atypiques les unes que les autres, avec des explications très fournies, des supports attrapés dans l’histoire, mais également dans les arts. Une espèce de voyage au pays des barbus (comme c’est bien dit tiens), vraiment très intéressant, et qui plaira à coup sûr à un chasseur de tendance, ou à un barbu/moustachu militant !

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Barbes, boucs, moustaches et autres favoris dans l’art d’hier et aujourd’hui, Sarah, La Barbière de Paris, Cernunnos, octobre 2017, 288 pages, 40€


 

  • À Paris :

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Celui-ci est probablement un peu plus « conventionnel », un peu plus connu également, mais il est certain qu’il peut être une idée cadeau chouette pour beaucoup de personnes ! Jeanne Damas (aux photos) et Lauren Bastide (à l’écriture) se sont associé pour produire ce joli livre illustré, reprenant un thème fédérateur et inépuisable : Paris.

L’idée de cet ouvrage est donc de dresser le portrait de 20 parisiennes, de parcours et de quartiers différents, et de les suivre jusque chez elles. On y découvre « leur » Paris, leurs anecdotes, et, finalement, leur petite vie, très simplement. Ces portraits sont donc accompagnés de photos, prises par la « it-girl » Jeanne Damas, et sont entrecoupés d’annexes, des meilleurs restaurants de la capitale (toutes proportions gardées sur ce terme évidemment), en passant par des petits textes amoureux de Paris.

Une vision de la ville toujours chouette à recevoir en cadeau (et l’objet-livre est par ailleurs très réussi !)

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À Paris, Lauren Bastide & Jeanne Damas, Grasset, octobre 2017, 228 pages, 24€


 

Voilà pour cette petite sélection, d’autres articles « noëliques » arrivent très vite ! Bonne journée !

Redécorer son intérieur avec Kavehome

Hello !

J’ai l’impression que 50% redécore son appartement pour les fêtes, je me trompe ? La déco est un domaine qui passionne de plus en plus (très belle transition), que ce soit grâce à la profusion de boutiques en ligne, ou à Instagram, qui nous montre des intérieurs tous plus jolis les uns que les autres.

Mais alors la déco, c’est souvent cher, on ne trouve pas toujours son bonheur sur un seul et même site, il faut chercher, on enlèverait bien le petit détail du meuble, alors on hésite, puis on ne le prend pas, et puis on regrette, alors on cherche un ersatz ailleurs, bref, c’est presque à boulot à plein temps.

En ce qui me concerne, lorsque je cherchais un produit en particulier, j’écumais de looooongues heures les sites de déco, jusqu’à découvrir Kavehome, sur lequel je me rend instinctivement. Kavehome, c’est rien de plus qu’une boutique en ligne, où on trouve tout ce que l’on cherche mais pas trop, à des prix abordables, et pile poil dans ce que j’aime. Un peu sobre, un peu épuré, dans des tons relativement neutres, bref, le site parfait !

Alors j’ai décidé de vous montrer quelques pièces que j’aime, et qui, surtout, représente assez bien l’esprit de Kavehome à mon sens. Je possède certains de ces objets, que je vous montrerai quand j’aurai (enfin) mon nouvel appartement, et que mon sens créatif pourra s’exprimer en toute détente..


Une bonne base pour commencer à décorer son appartement : pratique et esthétique !


Un mélange métal/bois (sapin) surmonté d’un moulin, pour une ambiance champêtre à la maison.


Ni une lampe design, ni un accessoire d’écrivain, un entre-deux qui donne tout de suite un petit supplément d’âme à la pièce !


Cette trop chouette mode du fil qui me hante chaque jour..


La touche classe posée sur une étagère


Sobre, distingué (et utile), il se place partout, va avec tout !


Deux petits objets bien pratiques, au design si actuel.

 

Voilà, bon, évidemment, cette sélection n’est pas exhaustive, et je vous invite vraiment à vous rendre sur le site de Kavehome pour en voir plus ! Mais elle a le mérite de rassembler plusieurs éléments qui font, selon moi, l’esprit de la marque : sobre, élégante, accessible, dans l’air du temps ! Encore une fois, Noël approchant, pas mal d’idées cadeaux peuvent se trouver par ici !

Instagram (@kavehome)/Facebook

Bonne journée !

Mes bonnes adresses à Paris #3

Hello ! Mais que revoici ? Un article « bonnes adresses » (pour une raison obscure, parfois un peu axé Rive Gauche cette fois-ci) ! Ce type d’article fait visiblement partie de vos préférés (oui, je vois tout..), alors pourquoi se priver, surtout lorsqu’on sait que c’est également un contenu que j’adore préparer ! N’hésitez d’ailleurs pas à me dire si vous préférez une sélection de plusieurs lieux publiée de temps à autre, ou un article dédié à une seule adresse, posté plus régulièrement !

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Ma wishlist de Noël Carré Blanc !

Bonjouuur !

Ok, je crois que c’est parti.. Noël approche (comment ça non ?), il va commencer à être temps de songer aux cadeaux ! Première cible : le linge de maison, en collaboration avec Carré Blanc ! On ne présente plus cette marque, connue et reconnue dans son domaine, et qui – et je l’ai découvert en rédigeant cet article – ne cesse de se réinventer. Ce qui me semble être le défi premier lorsqu’on souhaite perdurer !
Le linge de maison, c’est un peu le cadeau idéal : on s’en sert quotidiennement, c’est joli, ça plaît à tout le monde, bref, c’est un peu le cadeau idéal ! Une jolie parure de lit, franchement, c’est quand même hyper cool à recevoir non ?

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Entrer une légende
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Torchon MATHIS – 8€

Bref, j’ai donc dressé ma petite wishlist de Noël (qui peut également faire office d’idées cadeaux) sur la boutique en ligne de Carré Blanc, go !


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Deux poches, une ceinture, 100% coton, on adore s’y lover (c’est placé) après une bonne douche ! Mention spéciale pour le col kimono, et les finitions en jacquard texturé, qui le distinguent d’un peignoir basique.

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100€

Une très jolie collection, tout en broderies et motifs géométriques, qui comporte également un modèle de peignoir (homme et femme). Fabriquée en coton et en viscose de bambou, on aurait presque hâte de se doucher dis donc !

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Côté cuisine, Carré Blanc a sorti de jolies petites choses pour Noël, comme ces deux essuies verres.essuie verre galeo carré blanc

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8€

Ces essuies verres sont conçus intégralement à partir de coton, aux motifs un poil ethniques. Et les tons se marient à merveille ! Qui a dit que la vaisselle est une corvée ? (ok je supprime cette phrase)essuie verre galeo carré blanc


carré blanc noël
20€

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Même principe pour ce lot de trois essuie-verres, chic et sobre, pensé dans les tendances du moment. À noter que ce trio existe en couleur « safran » et « curry », on adore !


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Côté chambre, coup de coeur pour cette parure de lit 100% coton, en percale lavée 80 fils/cm², dont les motifs actuels se déclinent également en parure de bain. Tout ce que j’aime, ni trop, ni pas assez, en toute sobriété, bref, l’accord parfait !

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Bien évidemment, cette liste n’est absolument exhaustive, mais elle donne une image plutôt sympa de ce que peut proposer Carré Blanc en cette période de Noël. Vous l’aurez compris, c’est tout ce que j’aime : pas trop de fioritures, des produits chic, de qualité, le cadeau parfait finalement ! Car, on le sait, le linge de maison est typiquement ce « compagnon de vie » qu’on néglige un peu trop !

Pour en voir plus, rendez-vous sur le site de Carré Blanc, la page Facebook, ou encore le compte Instagram.

Bonne journée !

 

4 bougies qui vont m’accompagner cet hiver !

Hello !

Bon, ok, j’avoue, j’aime beaucoup la période hivernale, et je crois que je suis lancé là ! Et que serait une petite soirée de décembre sans une bougie et un verre de vin mug de thé ? Il me semble que, en matière de bougies, le choix est plutôt énorme, notamment ces dernières années. On ne sait jamais trop comment se positionner face à la profusion de marques, d’odeurs, de packaging, bref, c’est parfois un peu l’angoisse ! Après pas mal de tests, mon choix s’est porté sur quatre bougies qui m’accompagneront cet hiver. J’en aime évidemment l’odeur, mais aussi la marque qu’elles incarnent, et l’image et/ou les valeurs que cette dernière véhicule. Des bougies souvent « cocooning », idéales pour un dimanche matin sous la couette !

bougie hiver blog avis test diptyique dfc herbivore


  • La « Feu de bois » de Diptyque :

    Faut-il encore présenter Diptyque ? Oui ? Bon, et bien il s’agit là d’une entreprise française, créée en 1961 par Christiane Gautrot (architecte d’intérieur), Desmond Knox-Leet (peintre) et Yves Coueslant (décorateur et administrateur de théâtre). Le trio décide de s’associer, et de monter une première boutique, dans le but d’exposer des premières créations textiles. Tout ceci se passe au 34, Boulevard Saint-Germain, d’où cette inscription sur le packaging des bougies. C’est en 1963 (j’ai l’impression d’être Stéphane Bern, sortez-moi de là) que les trois associés commencent à explorer leur passion pour les parfums, jusqu’à devenir la maison que l’on connaît aujourd’hui ! Les odeurs sont souvent inclassables, je vous invite d’ailleurs à sentir toutes les créations en boutique si vous en avez l’occasion, c’est un peu le temple de l’idée cadeau !
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La bougie « Feu de bois » est l’une de mes préférées de la marque car, précisément, elle sent le… feu de bois ! Ok, cette phrase est un peu vide de sens, mais pour avoir testé plusieurs bougies qui se voulaient également sentir le feu de bois, ici, on n’est pas sur la même affaire ! Un compromis idéal lorsqu’on n’a pas de cheminée (je m’emballe un peu mais l’idée est là !)

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Une marque un peu moins connue que j’ai appris à découvrir récemment, et dont les produits sont fabriqués dans l’Est parisien. Du Made in France donc, mais pas que ! Delphine, la créatrice de la marque, travaille les odeurs via des mélanges souvent très originaux, et vraiment réussis ! C’est la raison pour laquelle cette bougie fait partie de ma sélection.

IMG_8308Alors, en bref, qu’est-ce qu’elle sent cette bougie ? La café ! Pour le coup, c’est une odeur particulière, que certains n’aimeront pas (ceux qui n’aiment pas l’odeur du café finalement), mais le mélange avec la vanille donne un côté « dimanche matin » qui me donne juste envie de faire griller 200 tranches de pain et d’organiser un petit-déjeuner sur une grande table en bois massif. (chacun ses envies finalement) À noter que les bougies proposées par La Bougie Herbivore sont conçue à partir de cire de soja naturelle, d’une mèche en coton, eco-repsonsable et végane ! Mention spéciale pour le packaging, sobre et efficace, tout ce que j’aime !

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Cette bougie n’est pas celle vers laquelle on pourrait se tourner instinctivement lorsqu’on parle « hiver », mais c’est précisément la raison pour laquelle je l’aime beaucoup ! Comme en témoigne son petit nom (qui côtoie les bougies « Bahamas », « Bali », ou encore « Cuba »), ce produit est un appel à l’évasion (oh que c’est bien dit !). Je serai bien incapable de vous décrire l’odeur, mais l’idée de fraîcheur est vraiment la première chose qui me vient à l’esprit, avec une certaine notion d’élégance. Le site nous en parle de cette manière :

Fragrance à la fois boisée et fleurie typique du bois de Santal qui développe des notes équilibrées, riches et envoutantes. Cette bougie parfumée signée DFC est une évocation des beaux jours passés sur la côte, la désinvolture d’un St. Tropez plein de vie, de rencontres, de soleils et de fêtes.

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Pour ceux et celles qui réfutent l’idée de « cocooning », d’épices et autres réjouissances hivernales, c’est typiquement le genre de marque vers laquelle il faut vous tourner !

Désormais installé à Metz après 15 années de bons et loyaux services à Montmartre, Patrick Aquatias a développé des produits assez masculins, au packaging hyper épuré, et totalement respectueux de l’environnement (cires naturelles de soja, cultivé sans OGM ni pesticides, parfums sans phtalates, ni CRM, la totale !) Un petit voyage olfactif dis donc !

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Pour cette dernière bougie, même principe, l’odeur n’est pas cette fragrance hivernale que l’on s’imagine instinctivement, mais son côté chaleureux, voire pimenté, peut à tout moment être réconfortante ! En bref, La Note Parisienne est une entreprise qui propose notamment des bougies, dédiées aux arrondissements parisiens. Il y en a actuellement douze, toutes avec une fragrance développée autour de l’ambiance du quartier et des images véhiculées par ce dernier. Mon choix s’est porté sur le 18ème arrondissement, d’abord parce que j’y vis, mais aussi pour les notes – comme le précise le site – « Inspiration Poivron Harissa », qui n’est pas sans rappeler les étalages de fruits et d’épices d’un marché populaire. (sic)

la bougie parisienne

C’est donc la raison pour laquelle il me semblait bon de l’intégrer à cette petite sélection, outre le fait que j’avais envie de vous faire (re)découvrir la marque. L’odeur est assez indescriptible, mais « réchauffe » instantanément, et l’idée du piment est vraiment celle que l’on pourrait s’imaginer aux premiers abords ! C’est donc là l’originalité de La Note Parisienne, dont les créations sont, en plus de tout ça, Made in France, on adore !

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Bon, et bien la saison des articles d’hiver/de Noël me semble donc officiellement lancée sur le blog.. N’hésitez pas à me faire part de vos idées ou de vos envies en commentaire, je me ferai un plaisir de m’y pencher !

Bonne journée !

La qualité Pied de biche !

Hello !

(Attention, lieux communs !) Le froid arrive, il s’est même installé, on a rangé les tongs et autres sandales, et il est maintenant temps de penser à se chausser de manière un peu plus « de saison ». Alors on met souvent des baskets, des sneakers, mais parfois, la tenue ne s’y prête pas, et on a besoin de chaussures un peu plus habillées, des bottines par exemple !

Il y a quelques jours, je suis allé à la boutique Pied de biche, situé rue Commines, dans le 3ème arrondissement parisien. Je connaissais déjà la marque, je voyais ses modèles passer sur internet, et je trouvais toujours ça très chic, très sobre, très beau finalement ! Par ailleurs, alors que j’ignorais que cette boutique avait ouvert en septembre, j’ai été ravi de découvrir ce joli espace, où j’ai pu essayer la paire que je vais vous présenter !

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Alors, tout d’abord, Pied de Biche, c’est quoi ? C’est donc une marque de chaussures, pour homme comme pour femme, qui tente de revisiter les incontournables de notre garde-robepied. Sa petite patte est de travailler le bicolore, le bimatière, toujours en essayant de trouver les meilleures produits, pour un rapport qualité/prix irréprochable. Et c’est la première chose qui m’a plu dans la marque : des matériaux ramenés d’endroits reconnus pour la qualité de leur savoir-faire : le nord de l’Italie pour le cuir, Porto pour l’atelier de fabrication, bref, des endroit reconnus dans leur domaine !

Initialement créateur de Chelsea Boots, Pied de Biche a étendu sa gamme aux derbys, aux chukkas, ou encore aux baskets ! Toujours dans un souci de couleur, de matière et de détail, et ça, on adore !

La paire que j’ai reçu est une nouveauté de la saison : les Chukka bleu nuit (165€). Concernant la taille, j’ai pris ma taille habituelle et, après avoir marché avec une bonne partie de la journée, tout s’est très bien passé. La chaussure, qui se détend au fil des jours, est hyper agréable à porter, on ne se sent pas étriqué, bref, la paire parfaite ! J’ai adoré l’association couleur/matière qui, à mon sens, fait toute l’essence de cette paire. Le velours bleu est très fin, et la semelle dispose d’une surépaisseur en gomme (pour l’isolement thermique). On est donc sur un produit de qualité qui, je pense, va me durer un bon bout de temps !

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Bon, en bref, Pied de Biche, j’adore, j’y retournerai, car j’avoue que, désormais, les baskets me tentent assez !

N’hésitez pas à vous rendre sur le site internet, la page Facebook, ou encore le compte Instagram, pour suivre l’actu de la marque 😉

Boutique Pied de Biche : 5, rue Commines 75003 PARIS

Bonne journée !

Mon top 3 de la rentrée littéraire 2017 !

Hello hello ! Si vous me suivez sur Instagram, vous savez probablement que j’aime (beaucoup) la littérature, notamment contemporaine. Et la rentrée littéraire est un moment de l’année qui m’enchante au plus haut point, autant qu’il me perd. (581 ouvrages publiés cette année, bonsoir à tous). Comme chaque année, j’ai donc entrepris d’en lire le maximum, sans réel critère, au fil des découvertes, des occasions. Bien évidemment, je ne suis pas journaliste littéraire, mon avis est donc hyper subjectif, et je n’ai évidemment pas lu 581 ouvrages. Toutefois, j’en ai, je crois, découvert un nombre certain  (j’ai par ailleurs été assez déçu de mes lectures, d’où le temps assez long pour rédiger cet article), et vous livre (jeu de mot) ici mon top 3 !

 

Sciences de la vie, Joy Sorman

Dès que j’ai vu s’afficher le nom de Joy Sorman dans la liste des ouvrages de cette rentrée littéraire 2017, j’ai immédiatement sauté sur l’occasion. Il est de ces auteurs dont on ne souhaite manquer aucune parution. Et chez moi, Joy Sorman en fait partie ! (Je ne compte plus le nombre de personnes à qui j’ai offert Comme une bête, paru en 2012 !) Et cette année, je n’ai pas été déçu (ah oui, on peut aimer un auteur et détester l’un de ces ouvrages, dédicace à tous les fans d’Amélie Nothomb) Bref, alors Sciences de la vie, qu’est-ce que c’est, pourquoi j’aurais envie de le conseiller ?

Tout d’abord, sur le site du Seuil, on trouve ce résumé :

Nombre de médecins qui se sont penchés sur les cas saugrenus de la famille de Ninon Moise ont échoué à les guérir, parfois même à simplement les nommer. Depuis le Moyen Âge, les filles aînées de chaque génération sont frappées, les catastrophes s’enchaînent. Ninon, dix-sept ans, dernière-née de cette lignée maudite, a droit à un beau diagnostic : allodynie tactile dynamique, trois mots brandis pour désigner ce mal mystérieux qui brûle la peau de ses bras sans laisser de traces, et sans explications.

Mais Ninon, contrairement à ses aïeules, ne se contente pas d’une formule magique, veut être soignée par la science, et entend échapper au déterminisme génétique, aux récits de sorcières qui ont bercé son enfance, pour rejoindre le temps, adulte, des expériences raisonnées. C’est une décision, celle de contrarier sa propre histoire, de s’inventer une nouvelle identité, de remonter le courant de son intuition initiale, qui lui a fait dire un 19 janvier au réveil je suis maudite comme toutes les autres.

Formidable odyssée de la peau, ce roman de Joy Sorman tend le fil suspendu du destin dans le labyrinthe des énigmes médicales, où l’emporte toujours « la vie, la vie, la vie décidément ».

rentrée littéraire joy sorman sciences de la vie

Bon, très bien, un sujet peu romanesque de prime abord, que Joy Sorman parvient, à mon sens, à « pousser dans ses retranchements ». Le sens de l’analyse dont elle fait preuve prend le dessus, alors qu’on pourrait la soupçonner d’adopter un style alambiqué pour masquer le contenu. Les explications et autres exposés un poil scientifiques sont transmis avec un savoir simple et éloquent, qui nous évite de suspendre la lecture tous les quart d’heure, et de prendre son plus beau « Quid » (livre que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître..) pour y chercher une définition.

Bref, Joy Sorman décrit donc avec ce que j’imagine être une certaine justesse, l’état d’esprit et la douleur permanente de ces personnes atteintes de maladies rares. Maladies rares que l’on considérera alors comme des espèces d’énigmes pour la science et qui, une fois disparues, rendent le malade comme isolé, seul au monde. Comme souvent, une nouvelle expérience de lecteur s’engage avec Joy Sorman !

Joy Sorman, Sciences de la vie, Seuil, 272 pages


Yves Ravey, Trois jours chez ma tante

J’avoue, j’ai choisi celui-ci moins pour l’auteur et le sujet que la maison – à qui je fais entièrement confiance sur la qualité des publications. Je me baladais en librairie, et j’ai tout simplement acheté cet ouvrage, sans avoir vraiment lu le résumé, sans totalement connaître Yves Ravey. Bref, « au petit bonheur la chance » comme on dit ? (comment ça personne ne dit ça ?) Peut-être le titre, qui me fait penser au Goncourt 2005 de François Weyergans, Trois jours chez ma mère ? Quoiqu’il en soit, je m’y suis mis, et ai, par la même occasion, découvert qu’Yves Ravey est un écrivain assez prolifique (on est sur un 18ème roman, ah oui très bien..), dont l’oeuvre théâtrale est entrée à la Comédie Française !

Bon, et ce livre, dans tout ça ? Les Éditions de Minuit le décrivent ainsi :

Après vingt ans d’absence, Marcello Martini est convoqué par sa tante, une vieille dame fortunée qui finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée, en ayant gardé toute sa tête.
Elle lui fait savoir qu’elle met fin à son virement mensuel et envisage de le déshériter.
Une discussion s’engage entre eux et ça démarre très fort.

rentrée littéraire yves ravey trois jours chez ma tante

Pour ce 18ème ouvrage, Yves Ravey développe une écriture assez sobre, au service d’un suspsense assez poignant. Les choses sont dévoilées avec un certain calme, un goût pour les détails dits « anodins » assez notable. L’atmosphère prend alors un tournant de plus en plus romanesque, posant des bases presque pesantes, non sans humour à certains moments ! Cette écriture que j’oserais qualifier d’intelligente a d’ailleurs donné à Trois jours chez ma tante une place de choix dans la première sélection du prix Goncourt 2017.

Yves Ravey, Trois jours chez ma tante, Minuit, 192 pages


 

Christophe Honoré, Ton Père

Christophe Honoré est auteur jeunesse, metteur en scène pour le cinéma (Les Chansons d’Amour, par exemple, c’est lui) et le théâtre. Il publie Ton Père au sein de la collection « Traits et portraits » des éditions Mercure de France. Cette collection a pour objectif d’inviter des personnalités à se livrer à l’exercice de l’autoportrait, ponctué d’illustrations choisies par leurs auteurs. Sur les conseils d’une amie, je me suis donc procuré cet ouvrage, qui est – toutes proportions gardées sur ces termes – le récit d’une homophobie ordinaire :

 « Je m’appelle Christophe et j’étais déjà assez âgé quand un enfant est entré dans ma chambre avec un papier à la main. »

C’est par cette première phrase que Christophe Honoré nous fait entrer dans le fulgurant autoportrait romancé d’un homme d’aujourd’hui qui lui ressemble mais qui n’est pas tout à fait lui. Lui, le cinéaste, le metteur en scène de théâtre et d’opéra, mais avant tout l’écrivain.

Sur le papier que sa fille de dix ans a trouvé épinglé à la porte de son appartement, ces mots griffonnés au feutre noir : « Guerre et paix : contrepèterie douteuse ? » Alors, très vite, tout s’emballe et devient presque polar. Qui a écrit ces mots ? Qui le soupçonne d’être un mauvais père ? Peut-on être gay et père ? Le livre nous conduit soudain dans tous les recoins d’une vie mais aussi au cœur de l’adolescence en Bretagne, la découverte du désir, des filles, des garçons, du plaisir, de la drague.

Un livre à la fois puissant et énigmatique, d’une merveilleuse liberté, à la mesure de son sujet.

rentrée littéraire christophe honoré ton père

Ici, le lecteur est immergé dans la mémoire intime de Christophe Honoré. Ce dernier cherche des indices parfois très anciens, dans sa propre enfance, puis au coeur de son adolescence bretonne. Honoré dresse le portrait d’un homme qui doute, mais qui ne baisse pas les bras, à l’aide d’une écriture de l’intime assez poussée. Cette même écriture qui me ferait dire qu’il s’agit ici d’un livre assez « libre », qui fait du bien à voir (à lire), où l’on ressent, de manière subtile mais franche, que l’homosexualité n’a jamais induit, pour lui, l’exclusion de la paternité..

On notera également la présence de photos. De photos d’écrivains et artistes morts du sida – Hervé Guibert, Serge Daney, Jean-Luc Lagarce, Jacques Demy, ou encore Bernard-Marie Koltès. Ton Père est, par ailleurs, présent sur la liste des prix Médicis et Décembre.

Christophe Honoré, Ton Père, Mercure de France, 192 pages

 

Bon, voilà pour mon top 3 ! Aucun de ces ouvrages n’est un « coup de coeur » véritable, mais ils sont, à mon sens, ceux qui se sont démarqués au sein de mes lectures. Par ailleurs, je songe à intégrer beaucoup plus de culture dans mon contenu, sur le blog notamment. N’hésitez pas à me faire savoir si c’est un thème qui vous intéresserait ou non, bonne journée !