13 podcast à (re)découvrir absolument !

En très gros consommateur de podcast, impossible de ne pas publier un article recensant mes favoris. Il n’y sont probablement pas tous, mais je mets ma main à couper qu’au moins un épisode de chacun d’entre eux pourront déjà vous parler !

Tout ces podcasts sont disponibles sur l’application du même nom de l’iphone, mais peuvent également s’écouter sur les Android et, évidemment, sur internet.

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  • Boomerang – France Inter :

Probablement l’un des plus connus, mais il fait partie de ceux qu’il ne faut pas louper – à mon sens – lorsque la culture et l’actualité sont des thèmes chers à nos yeux. Car ici, Augustin Trapenard mêle les deux avec un ton subtil et inventif. Une heure d’émission autour d’un invité, dont l’actualité fait résonner diverses questions, tantôt personnelles, tantôt plus futiles, tantôt sociétales. Mention spéciale à l’éclectisme du programme, où l’on passe quotidiennement de Ben Harper à Jérôme Commandeur, en passant par Jean Teulé. Un « must-listen », comme on dit (ah non) !

  • Dans le genre – Radio Nova :

Un dimanche sur deux, une journaliste des Inrocks, Géraldine Sarratia, interroge une personnalité sur la question du genre et de l’identité, à travers le prisme de son expérience. Au programme donc : des interrogations familiales, la question de la virilité, de la féminité, ou encore la représentation du couple. Outre le fait qu’il s’agisse là d’un(e) invité(e) qui répond de manière personnelle à des questions, cette émission va plus loin, et nous pousse à nous questionner au-delà de ces simples réponses. Un moment de témoignage, où des réflexions sont menées de manière souvent pertinentes, et où on a un peu l’impression d’avancer aussi.

  • Génération XX :

Tout aussi sociétal, ce podcast part à la rencontre de femmes entrepreneuses, qui ont décidé de mener à bien un projet, une envie. Ici, pas de schéma à suivre. Juste des invitées, aux parcours différents, dont les milieux ou encore l’âge n’ont souvent rien en commun, qui se livrent, et explosent leurs doutes, leurs histoires, leur réussite. Sur le papier, rien de transcendant, mais ces témoignages s’avèrent être très intéressants, voire inspirants !

  • LSD, la série documentaire – France Culture :

Chaque semaine, un thème central est décortiqué, est retourné, est traité en quatre piliers par des documentaristes et des chargés de réalisation. Ici, pas de barrière, n’importe quel sentiment, n’importe quel acte, n’importe quel sujet peut être au centre de l’attention, et c’est en ça que cette émission peut être intéressante. On tente de ne pas uniquement survoler le sujet, mais de creuser, de lui trouver des limites, des représentations, toujours de manière détachée et pertinente !

  • La Poudre

Lauren Bastide reçoit, un jeudi sur deux, une femme symbole de son époque, et discute avec elle de son parcours, ses envies, la façon dont les codes d’aujourd’hui l’ont créée, son rapport au temps, au corps, au sexe, au couple. Bref, un entretien souvent fédérateur de figures féminines stimulantes, dans une ambiance calme et chaleureuse qu’installe Lauren Bastide.

  • Le masque et la plume – France Inter :

Pilier des émissions culturelles à la radio, « Le Masque et la Plume » décortique depuis 1955 l’actualité culturelle française. (C’est la plus ancienne émission européenne encore diffusée !) Chaque dimanche, autour de critiques, Jérôme Garcin sur penche sur un pilier de la culture : livre, théâtre et cinéma. Autour de ce pôle vont être évoquées plusieurs oeuvres, autour desquelles les différents critiques vont débattre sans filtre. Un classique, à écouter et réécouter.

  • Les pieds sur terre – France Culture :

L’un de mes podcast préféré, si ce n’est mon préféré ! En bref, une émission quotidienne de témoignage, ancrée dans notre époque, dont les sujets varient du tout au tout, sans jamais desservir le propos. Je vous renvoie vers l’article que j’ai rédigé au sujet de cette émission il y a quelques semaines pour en savoir plus, mais c’est, sans aucun doute, un programme à découvrir !

  • Nouvelle école :

Chaque lundi, Antonin Archer reçoit une personnalité plus ou moins connue, pour nous parler de son parcours. De son parcours, mais pas que. En effet, au fil de la discussion, se dessinent des perspectives, des échecs, des processus créatifs, qui donnent à voir des réalités différentes, qui, au final, nous ouvre l’esprit et nous font réfléchir à ces petites choses qui font nos quotidiens. De Kyan Khojandi à Marion Seclin, en passant par Guillaume Gibault, « Nouvelle École » est ce type de podcast qu’on qualifiera d' »actuel et inspirant à la fois ».

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  • Répliques – France Culture :

Des questions sociétales qui nous touchent presque tous, ou dont on connaît au moins l’existence (« La gauche a-t-elle un avenir ? », « Était-ce ou non mieux avant ? », ou encore « Être catholique aujourd’hui ») sont traitées avec intelligence. Entre opinions et faits avérés, « Répliques » se fait l’avocat de ceux qui pensent n’avoir rien à dire, rien à penser. On termine l’émission avec la sensation d’être un peu plus élevé qu’il y a une heure. À tester !

  • Transfert – Slate :

Sur Transfert, on parle de sujets profonds de société, de famille, parfois même de psychologie, sans jamais tomber dans le pathos ou le ridicule. Des thèmes fédérateurs, comme « Arrêter de se mentir à soi-même » ou encore « Une honte d’enfant peut-elle disparaître ? », tournés autour de témoignages dont on se sent directement proche, et dont l’intérêt est moins l’histoire de la personne que ce qu’elle illustre.

  • Un podcast à soi – Arte Radio :

Tous les premiers mercredi du mois, Charlotte Bienaimé traite d’un sujet de société lié à l’égalité entre les femmes et les hommes. Travail, sexe, sport, famille, tout les sujets peuvent être abordés, et sont une véritable invitation à la réflexion. À mi-chemin entre documentaire et exercice d’entretien, « Un podcast à soi » est le type de programme que l’on écoute pour voir un petit plus loin que le bout de son nez. Et c’est chouette.

  • Y a plus de papier :

Un peu plus précis cette fois, « Y a plus de papier » traite d’un sujet qui ne touche pas tout le monde, mais qui fait parfois surgir des questions universelles : l’écriture et le scénario. Hadrien et Mathieu, scénaristes et producteurs, reçoivent chaque mois des artistes, réalisateurs, collègues, qui viennent raconter leurs expériences sur un thème donné : la créativité, les dialogues, écrire pour la télévision, etc. Des thèmes qui, même si on n’appartient pas au milieu, sont souvent fédérateurs et, au-delà de ça, très intéressants !

  • Sex and sounds – Arte Radio :

« Let’s talk about sex », c’est un petit peu la devise de cette émission hyper impliquée dans la question. Des sextoys, en passant par la douleur lors d’un rapport, ou encore les pets vaginaux, tout y passe, sans détour aucun. Sous couvert d’un ton décalé, on arrive à dégager des réflexions et des thèmes qui, finalement, nous parlent quand même à tous et qu’on écoute avec attention !

 

Atelier Tuffery, le savoir-faire à la française

En novembre dernier se tenait le salon Denim Premiere Vision, porte de la Villette, à Paris. L’occasion de se plonger dans le monde du Denim, à travers conférences et autres rencontres avec les acteurs de la filière. Découvrir les nouvelles tendances, s’intéresser à ce marché en pleine mutation, tout ceci sous l’oeil avisé de professionnels et des 80 exposants.

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En parallèle, se tenait la Denim Pop Up Street (rue du Vertbois, à Paris). Pendant trois jours, l’ambiance de la rue était à la célébration du Denim et de ses acteurs. Des designers avaient pris place, et nous permettaient de découvrir leurs créations, mais aussi de s’amuser avec quelques DIY, toujours autour du Denim, bien évidemment ! Parmi eux, se trouvait Atelier Tuffery.

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Aloooors, Atelier Tuffery, qu’est-ce que c’est ? Et bien ni plus ni moins qu’un tailleur de jeans tiens ! Maison française fondée en 1892 (ce qui fait d’elle le plus ancien fabricant de jeans français), elle est installée en Lozère, où chaque jour, les artisans conçoivent des pièces adaptées au vestiaire quotidien, toujours dans un souci de savoir-faire, transmis de génération en génération.

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Ce savoir-faire familial, il se remarque notamment grâce aux choix des matières, au sens du détail (une poche arrière en deux parties, qui permet d’être remplacée sans devoir changer l’ensemble du pantalon), une conception française, ou encore un travail de la coupe via des patrons en carton (technique ancestrale que Atelier Tuffery a souhaité conserver).

Une maison qui, si elle conserve ses traditions, ne cesse d’évoluer. En témoigne, par exemple, l’entrée dans le vestiaire de chemises, de jupes, ou encore de ceintures. Une volonté d’ancrer ce savoir-faire dans une perspective résolument actuelle, qui a d’ailleurs valu à la maison le label Entreprise du Patrimoine Vivant.

Ceci étant dit, lors de la Denim Pop Up Street, j’ai eu l’occasion de rencontrer l’équipe Atelier Tuffery, et j’ai eu la chance de pouvoir créer mon jean sur-mesure. Brièvement, le sur-mesure est, comme on l’entend, un jean moulé selon nos envies, notre silhouette, etc. Un véritable savoir-faire qui, plus que jamais, donne tout son sens au terme « artisanat ».

J’ai donc choisi le modèle Alphonse, parmi les quatre coupes proposées par Atelier Tuffery : coupe slip/taille semi-haute, coupe universelle, coupe classique/taille haute, coup inspirée du sur-pantalon de travail du 20ème siècle). Le mien a donc une coupe universelle, accompagné de quelques recommandations de lavage, dont je vais vous faire part !

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Tout d’abord, il s’agit de peu (voire pas) laver son jean lorsqu’il est brut ou sombre. Si lavage il y a, toujours le mettre sur l’envers, à 30°c maximum, en programme délicat, avec un essorage très faible. Lors des 3 premières machines, ne pas le mettre avec d’autres vêtements, de sorte à permettre un brassage optimale de la patine du jean. L’idéal est, logiquement, de ne pas utiliser de sèche-linge, et de le repasser sur l’envers. (merci Jamy, c’est tout pour moi !)

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Je n’ai pas encore eu l’occasion de le laver, mais concernant la coupe, les finitions, et la qualité du sur-mesure, je dois dire que je suis conquis. La toile est réellement soignée, les détails sont nets, la qualité globale est plus que bonne, et, pour couronner le tout, il est très agréable à porter. Concernant le sur-mesure, mes requêtes ont été respectées à la lettre, notamment l’entrejambe, que j’avais demandé plus resserré. C’est donc un sans faute, et une super idée cadeau par la même occasion !

 

N’hésitez pas à faire un tour sur le site internet de Atelier Tuffery, et à vous tenir au courant des prochains événements organisés par Denim Premier Vision. Quelque chose me dit que de petits événements vont bientôt se mettre en place !

 

Combattre les éléments avec la Maison Piganiol !

Bonjour bonjour !

Ces derniers jours, à Paris, il fait quand même sacrément froid. Et v’là-t’y pas que la pluie/le crachin/la neige (appelez ça comme vous voudrez) s’y met également ! Ces banalités étant énoncées, je me suis dit qu’il était temps de vous présenter la Maison Piganiol, cette entreprise française qui conçoit des parapluies depuis… 1884 !

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Créée par Jean Delort, le nom « Piganiol » arrive dès la deuxième génération (en 1931), avec René, puis Henri Piganiol. Depuis, se succèdent à la tête de l’entreprise toutes les générations. Une maison familiale donc, mais pas que ! Fabriqués au coeur du Massif Central, à Aurillac, les parapluies Piganiol sont le symbole de ce que l’artisanat français fait de mieux.

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Des finitions d’exception, un respect de la tradition, des valeurs transmises de génération en génération, que d’éléments qui confère à l’entreprise le statut de leader sur le marché du parapluie de luxe. À noter qu’en 2009, à l’occasion des 125 ans de la Maison, le Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi à distingué cette dernière avec le label Entreprise du Patrimoine Vivant.

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Des parapluies cannes, pour homme, pour femme, colorés, pliants, le choix est, pour couronner le tout, plutôt très vaste. Une marque sur laquelle on peut donc compter les jours de déluge !

Et petit code promo : 10€ de réduction avec le code THLOUIS !

Plus d’infos sur le site internet, la page Facebook, ou le compte Instagram.

Bonne journée !

 

Mon top 3 de la rentrée littéraire 2017 !

Hello hello ! Si vous me suivez sur Instagram, vous savez probablement que j’aime (beaucoup) la littérature, notamment contemporaine. Et la rentrée littéraire est un moment de l’année qui m’enchante au plus haut point, autant qu’il me perd. (581 ouvrages publiés cette année, bonsoir à tous). Comme chaque année, j’ai donc entrepris d’en lire le maximum, sans réel critère, au fil des découvertes, des occasions. Bien évidemment, je ne suis pas journaliste littéraire, mon avis est donc hyper subjectif, et je n’ai évidemment pas lu 581 ouvrages. Toutefois, j’en ai, je crois, découvert un nombre certain  (j’ai par ailleurs été assez déçu de mes lectures, d’où le temps assez long pour rédiger cet article), et vous livre (jeu de mot) ici mon top 3 !

 

Sciences de la vie, Joy Sorman

Dès que j’ai vu s’afficher le nom de Joy Sorman dans la liste des ouvrages de cette rentrée littéraire 2017, j’ai immédiatement sauté sur l’occasion. Il est de ces auteurs dont on ne souhaite manquer aucune parution. Et chez moi, Joy Sorman en fait partie ! (Je ne compte plus le nombre de personnes à qui j’ai offert Comme une bête, paru en 2012 !) Et cette année, je n’ai pas été déçu (ah oui, on peut aimer un auteur et détester l’un de ces ouvrages, dédicace à tous les fans d’Amélie Nothomb) Bref, alors Sciences de la vie, qu’est-ce que c’est, pourquoi j’aurais envie de le conseiller ?

Tout d’abord, sur le site du Seuil, on trouve ce résumé :

Nombre de médecins qui se sont penchés sur les cas saugrenus de la famille de Ninon Moise ont échoué à les guérir, parfois même à simplement les nommer. Depuis le Moyen Âge, les filles aînées de chaque génération sont frappées, les catastrophes s’enchaînent. Ninon, dix-sept ans, dernière-née de cette lignée maudite, a droit à un beau diagnostic : allodynie tactile dynamique, trois mots brandis pour désigner ce mal mystérieux qui brûle la peau de ses bras sans laisser de traces, et sans explications.

Mais Ninon, contrairement à ses aïeules, ne se contente pas d’une formule magique, veut être soignée par la science, et entend échapper au déterminisme génétique, aux récits de sorcières qui ont bercé son enfance, pour rejoindre le temps, adulte, des expériences raisonnées. C’est une décision, celle de contrarier sa propre histoire, de s’inventer une nouvelle identité, de remonter le courant de son intuition initiale, qui lui a fait dire un 19 janvier au réveil je suis maudite comme toutes les autres.

Formidable odyssée de la peau, ce roman de Joy Sorman tend le fil suspendu du destin dans le labyrinthe des énigmes médicales, où l’emporte toujours « la vie, la vie, la vie décidément ».

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Bon, très bien, un sujet peu romanesque de prime abord, que Joy Sorman parvient, à mon sens, à « pousser dans ses retranchements ». Le sens de l’analyse dont elle fait preuve prend le dessus, alors qu’on pourrait la soupçonner d’adopter un style alambiqué pour masquer le contenu. Les explications et autres exposés un poil scientifiques sont transmis avec un savoir simple et éloquent, qui nous évite de suspendre la lecture tous les quart d’heure, et de prendre son plus beau « Quid » (livre que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître..) pour y chercher une définition.

Bref, Joy Sorman décrit donc avec ce que j’imagine être une certaine justesse, l’état d’esprit et la douleur permanente de ces personnes atteintes de maladies rares. Maladies rares que l’on considérera alors comme des espèces d’énigmes pour la science et qui, une fois disparues, rendent le malade comme isolé, seul au monde. Comme souvent, une nouvelle expérience de lecteur s’engage avec Joy Sorman !

Joy Sorman, Sciences de la vie, Seuil, 272 pages


Yves Ravey, Trois jours chez ma tante

J’avoue, j’ai choisi celui-ci moins pour l’auteur et le sujet que la maison – à qui je fais entièrement confiance sur la qualité des publications. Je me baladais en librairie, et j’ai tout simplement acheté cet ouvrage, sans avoir vraiment lu le résumé, sans totalement connaître Yves Ravey. Bref, « au petit bonheur la chance » comme on dit ? (comment ça personne ne dit ça ?) Peut-être le titre, qui me fait penser au Goncourt 2005 de François Weyergans, Trois jours chez ma mère ? Quoiqu’il en soit, je m’y suis mis, et ai, par la même occasion, découvert qu’Yves Ravey est un écrivain assez prolifique (on est sur un 18ème roman, ah oui très bien..), dont l’oeuvre théâtrale est entrée à la Comédie Française !

Bon, et ce livre, dans tout ça ? Les Éditions de Minuit le décrivent ainsi :

Après vingt ans d’absence, Marcello Martini est convoqué par sa tante, une vieille dame fortunée qui finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée, en ayant gardé toute sa tête.
Elle lui fait savoir qu’elle met fin à son virement mensuel et envisage de le déshériter.
Une discussion s’engage entre eux et ça démarre très fort.

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Pour ce 18ème ouvrage, Yves Ravey développe une écriture assez sobre, au service d’un suspsense assez poignant. Les choses sont dévoilées avec un certain calme, un goût pour les détails dits « anodins » assez notable. L’atmosphère prend alors un tournant de plus en plus romanesque, posant des bases presque pesantes, non sans humour à certains moments ! Cette écriture que j’oserais qualifier d’intelligente a d’ailleurs donné à Trois jours chez ma tante une place de choix dans la première sélection du prix Goncourt 2017.

Yves Ravey, Trois jours chez ma tante, Minuit, 192 pages


 

Christophe Honoré, Ton Père

Christophe Honoré est auteur jeunesse, metteur en scène pour le cinéma (Les Chansons d’Amour, par exemple, c’est lui) et le théâtre. Il publie Ton Père au sein de la collection « Traits et portraits » des éditions Mercure de France. Cette collection a pour objectif d’inviter des personnalités à se livrer à l’exercice de l’autoportrait, ponctué d’illustrations choisies par leurs auteurs. Sur les conseils d’une amie, je me suis donc procuré cet ouvrage, qui est – toutes proportions gardées sur ces termes – le récit d’une homophobie ordinaire :

 « Je m’appelle Christophe et j’étais déjà assez âgé quand un enfant est entré dans ma chambre avec un papier à la main. »

C’est par cette première phrase que Christophe Honoré nous fait entrer dans le fulgurant autoportrait romancé d’un homme d’aujourd’hui qui lui ressemble mais qui n’est pas tout à fait lui. Lui, le cinéaste, le metteur en scène de théâtre et d’opéra, mais avant tout l’écrivain.

Sur le papier que sa fille de dix ans a trouvé épinglé à la porte de son appartement, ces mots griffonnés au feutre noir : « Guerre et paix : contrepèterie douteuse ? » Alors, très vite, tout s’emballe et devient presque polar. Qui a écrit ces mots ? Qui le soupçonne d’être un mauvais père ? Peut-on être gay et père ? Le livre nous conduit soudain dans tous les recoins d’une vie mais aussi au cœur de l’adolescence en Bretagne, la découverte du désir, des filles, des garçons, du plaisir, de la drague.

Un livre à la fois puissant et énigmatique, d’une merveilleuse liberté, à la mesure de son sujet.

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Ici, le lecteur est immergé dans la mémoire intime de Christophe Honoré. Ce dernier cherche des indices parfois très anciens, dans sa propre enfance, puis au coeur de son adolescence bretonne. Honoré dresse le portrait d’un homme qui doute, mais qui ne baisse pas les bras, à l’aide d’une écriture de l’intime assez poussée. Cette même écriture qui me ferait dire qu’il s’agit ici d’un livre assez « libre », qui fait du bien à voir (à lire), où l’on ressent, de manière subtile mais franche, que l’homosexualité n’a jamais induit, pour lui, l’exclusion de la paternité..

On notera également la présence de photos. De photos d’écrivains et artistes morts du sida – Hervé Guibert, Serge Daney, Jean-Luc Lagarce, Jacques Demy, ou encore Bernard-Marie Koltès. Ton Père est, par ailleurs, présent sur la liste des prix Médicis et Décembre.

Christophe Honoré, Ton Père, Mercure de France, 192 pages

 

Bon, voilà pour mon top 3 ! Aucun de ces ouvrages n’est un « coup de coeur » véritable, mais ils sont, à mon sens, ceux qui se sont démarqués au sein de mes lectures. Par ailleurs, je songe à intégrer beaucoup plus de culture dans mon contenu, sur le blog notamment. N’hésitez pas à me faire savoir si c’est un thème qui vous intéresserait ou non, bonne journée !

Morel, la lunetterie française à son apogée

Hello !

Vous le savez peut-être si vous me suivez sur Instagram, mais j’ai un petit penchant pour les entreprises et le savoir-faire français. J’essaie chaque jour de dégoter de nouvelles marques, de nouvelles entreprises, qui mettent ces valeurs en avant, en accordant une place toute particulière à la qualité.

Vous l’aurez compris, Morel Eyewear en fait partie. Cette maison de lunetterie, fondée en 1880, m’a tapé dans l’oeil ! (hop, elle est faite, elle n’est plus à faire). Née dans le Haut-Jura, Morel a toujours été dirigée par la même famille, et compte aujourd’hui 4 générations qui se sont succédées à sa tête. Cet élément fait la force de la marque, qui est aujourd’hui devenue une référence dans la lunetterie. Une référence, si bien que Morel est désormais distribuée dans plus de 94 pays, et a pu créer des antennes aux quatre coins du globe. Une chouette réussite à la française, comme on les aime !

Les produits en soi sont distribués autour de 6 collections : Marius Morel 1880, Öga, Nomad, Lightec, Koali et Rebel. On retrouve chez chacune un esprit, une marque de fabrique, qui correspond à une cible en particulier.

J’ai donc eu la chance de pouvoir tester une paire de solaires (car des lunettes de vue sont également proposées). Bon, l’été se termine doucement, mais ça n’est pas une raison pour ne pas profiter des derniers rayons de soleil. Avant tout, une petite chose toute bête, mais qui fait souvent la différence : j’ai adoré le packaging. Hyper épuré, sans prétention aucune, un intérieur en velours très chic, qui donne un bel aperçu des valeurs portées par Morel.

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Bref, quid des lunettes en soi ? J’ai opté pour des lunettes plutôt très sobres, mais beaucoup d’autres sont évidemment disponibles. Quoiqu’il en soit, ce qui m’a vraiment touché, ce sont principalement les détails, les finitions. On sent la recherche et le désir de qualité, de rendre un produit impeccable, et ça me semble être le cas. Les branches sont très agréables à porter, et le petit « 1880 » ajoute ce petit côté « authentique », on adore !

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Si, comme moi, vous avez été séduit par l’idée et l’image que renvoie Morel, n’hésitez pas à faire un tour sur le site internet, la page Facebook, ou encore le compte Instagram : @Moreleyewear.

Bonne journée !

Article sponsorisé