« Mon père, ma mère, mes tremblements de terre », la transidentité effritée

Julien Dufresne Lamy Tremblements Terre

On a tous eu à apprendre avec soi. À apprivoiser chaque parcelle, chaque palanquée de mauvais sentiments nichée dans un recoin inconnu. Mais lorsqu’on se connaît déjà, que faire lorsque les mauvais sentiments se transforment en rejet de soi. Apprivoiser, le personnage principal de Mon père, ma mère, mes tremblements de terre sait faire. Il a apprivoisé sa première perruque, le maquillage, la rue, le lycée et le son des autres. Un écosystème installé devenu fébrile, en proie à toutes sortes de remaniements. Les talons comme un étendard, le premier coup de mascara, et puis le prénom. La transition, le changement de sexe, qu’on l’appelle. Alors comme on est mal informé.e, on découvre des sentiments, des moments de vie dont Julien Dufresne-Lamy semble être proches, on ne sait comment on ne sait pourquoi. Ce moment où, lors que la transition, au téléphone, on ne sait plus qui l’on est. Ce moment du « passing », lorsqu’on apparaît comme une femme aux yeux des gens. Et au milieu, Charlie, à l’orée de sa crise d’adolescent, qui assiste sans prise à la transformation de son père, au flottement de ses séismes intérieurs. « Et elle fait quoi (dans la vie), ton père ? », qu’on lui disait au lycée.

La transition, quel mot plus fort pour décrire ce qui se joue et ne se joue pas dans la tête. Changer sans se changer, quatre heures au bloc opératoire, où tout se transforme sans rien faire bouger autour. Une science exacte, perfide au fond, qui permettent enfin de se valider, de se reconnaître. Ne plus être en guerre main dans la main avec soi-même. Et ça n’est pas qu’une histoire d’hormones. Prendre vie quarante ans trop tard, mais prendre vie quand même, voilà tout ce que nous raconte ce livre. En creux, ça n’est évidemment pas qu’une histoire de transidentité, de jugements et de peur, non. le livre met en avant cette question, davantage une réflexion : pourquoi ne pas tout réinventer, à commencer par la langue ? Pourquoi subir la manière dont les pronoms nous désignent ? Si la langue est vouée à une chose, c’est bien à l’évolution, et si elle donne un bel aperçu de ce qu’est une société, autant que ce dernier lui soit fidèle. Mon père, ma mère, mes tremblements de terre est un hymen à la fiction comme meilleur remède à l’imagination et aux idées tronquées. Comme une porte ouverte dans la vie des autres, qu’ils existent ou qu’ils vivent en nous, seulement.

Mon père, ma mère, mes tremblements de terre, Julien Dufresne-Lamy, Belfond, août 2020, 256 pages

3 (bonnes) raisons de lire « Couleurs de l’incendie » de Pierre Lemaitre

Depuis 2006, le paysage littéraire français compte Pierre Lemaitre. Lauréat du prix Goncourt en 2013 avec Au revoir là-haut (adapté en bande dessinée (par Christian De Metter) et au cinéma (par Albert Dupontel), il revient cette année avec Couleurs de l’incendie. Il s’agit là du deuxième volume de sa trilogie sur l’entre-deux-guerres, appelé par le succès du premier. (En l’occurrence, Au revoir là-haut).

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Albin Michel nous présente donc ce nouvel ouvrage ainsi :

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l’empire financier dont elle est l’héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d’un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l’adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l’ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d’intelligence, d’énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d’autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l’incendie qui va ravager l’Europe.

 

Vous l’aurez compris, j’ai donc beaucoup aimé ce nouveau roman, et ai décidé de lister trois bonnes raisons de le feuilleter, voire de le lire tiens !

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  • Parce que 500 pages, ça paraît presque court :

544 pages pour être exact. Alors oui, Couleurs de l’incendie est ce que l’on appelle vulgairement un « pavé ». Un pavé qui ferait reculer le commun des mortels, mais il se pourrait que ça soit une erreur ! Dès le (très très bon) début, le lecteur est cueilli, jusqu’à ne plus vouloir refermer le livre. (joli lieu commun, merci à moi) Une espèce de fresque romanesque à la Dumas se met alors en place, et le concept de trilogie prend tout son sens. Ici, l’action se passe dans les années 1930 (le prochain se déroulera dans les années 1940, pendant l’exode, alors que Au revoir là-haut situait son action dans les années 1920), et on ressent une petite jubilation à la lecture de cet enchaînement de tragédies qui s’abat sur le roman. (ouh le mauvais..) Mais ça n’est pas la seule raison !

  • Parce que ça parle (bien) d’émancipation féminine :

Après avoir placé un homme au centre de Au revoir là-haut, c’est à présent une femme – Madeleine – qui en tient les rênes. Le personnage secondaire devient principal, et incarne de nombreuses valeurs résolument actuelles, qui parleront au plus grand nombre. Pierre Lemaitre mélange avec habileté pouvoir financier, désir sexuel féminin ou encore technocratie, avec un ton qu’on lui connaît. (enfin, si on le connaît) Des résonances entre les années 1930 et notre époque qui ne font qu’aiguiser notre sens politique, et j’ai adoré ça !

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  • Parce que l’écriture est énergique :

De l’ironie, des péripéties, un ton cinglant, des prises à partie avec le lecteur, Couleurs de l’incendie est ce genre de roman qui nous emporte aussi via la plume de son auteur (ce qui commence à être assez rare pour le noter). Pierre Lemaitre n’hésite pas à capter notre attention avec un style que j’avais déjà aimé retrouver dans Trois jours et une vie (paru en 2016), en mêlant le tout à une histoire que l’on pourrait oser qualifier de « passionnante ». Il (se) pose des questions, évoque des thèmes subversifs, parle de fond comme de forme, et, au final, nous livre (attention jeu de mot et humour.) un ouvrage très réussi !

Le cru de la rentrée littéraire de janvier a donc commencé pour moi par une très jolie découverte, et je pense pouvoir affirmer que Couleurs de l’incendie va (presque) faire l’unanimité au sein de la critique littéraire également. Car il a tout pour plaire, qu’on se le dise !

Pierre Lemaitre, Couleurs de l’incendie, Albin Michel, janvier 2018, 544 pages, 22,90€

 

 

Mon top 3 de la rentrée littéraire 2017 !

Hello hello ! Si vous me suivez sur Instagram, vous savez probablement que j’aime (beaucoup) la littérature, notamment contemporaine. Et la rentrée littéraire est un moment de l’année qui m’enchante au plus haut point, autant qu’il me perd. (581 ouvrages publiés cette année, bonsoir à tous). Comme chaque année, j’ai donc entrepris d’en lire le maximum, sans réel critère, au fil des découvertes, des occasions. Bien évidemment, je ne suis pas journaliste littéraire, mon avis est donc hyper subjectif, et je n’ai évidemment pas lu 581 ouvrages. Toutefois, j’en ai, je crois, découvert un nombre certain  (j’ai par ailleurs été assez déçu de mes lectures, d’où le temps assez long pour rédiger cet article), et vous livre (jeu de mot) ici mon top 3 !

 

Sciences de la vie, Joy Sorman

Dès que j’ai vu s’afficher le nom de Joy Sorman dans la liste des ouvrages de cette rentrée littéraire 2017, j’ai immédiatement sauté sur l’occasion. Il est de ces auteurs dont on ne souhaite manquer aucune parution. Et chez moi, Joy Sorman en fait partie ! (Je ne compte plus le nombre de personnes à qui j’ai offert Comme une bête, paru en 2012 !) Et cette année, je n’ai pas été déçu (ah oui, on peut aimer un auteur et détester l’un de ces ouvrages, dédicace à tous les fans d’Amélie Nothomb) Bref, alors Sciences de la vie, qu’est-ce que c’est, pourquoi j’aurais envie de le conseiller ?

Tout d’abord, sur le site du Seuil, on trouve ce résumé :

Nombre de médecins qui se sont penchés sur les cas saugrenus de la famille de Ninon Moise ont échoué à les guérir, parfois même à simplement les nommer. Depuis le Moyen Âge, les filles aînées de chaque génération sont frappées, les catastrophes s’enchaînent. Ninon, dix-sept ans, dernière-née de cette lignée maudite, a droit à un beau diagnostic : allodynie tactile dynamique, trois mots brandis pour désigner ce mal mystérieux qui brûle la peau de ses bras sans laisser de traces, et sans explications.

Mais Ninon, contrairement à ses aïeules, ne se contente pas d’une formule magique, veut être soignée par la science, et entend échapper au déterminisme génétique, aux récits de sorcières qui ont bercé son enfance, pour rejoindre le temps, adulte, des expériences raisonnées. C’est une décision, celle de contrarier sa propre histoire, de s’inventer une nouvelle identité, de remonter le courant de son intuition initiale, qui lui a fait dire un 19 janvier au réveil je suis maudite comme toutes les autres.

Formidable odyssée de la peau, ce roman de Joy Sorman tend le fil suspendu du destin dans le labyrinthe des énigmes médicales, où l’emporte toujours « la vie, la vie, la vie décidément ».

rentrée littéraire joy sorman sciences de la vie

Bon, très bien, un sujet peu romanesque de prime abord, que Joy Sorman parvient, à mon sens, à « pousser dans ses retranchements ». Le sens de l’analyse dont elle fait preuve prend le dessus, alors qu’on pourrait la soupçonner d’adopter un style alambiqué pour masquer le contenu. Les explications et autres exposés un poil scientifiques sont transmis avec un savoir simple et éloquent, qui nous évite de suspendre la lecture tous les quart d’heure, et de prendre son plus beau « Quid » (livre que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître..) pour y chercher une définition.

Bref, Joy Sorman décrit donc avec ce que j’imagine être une certaine justesse, l’état d’esprit et la douleur permanente de ces personnes atteintes de maladies rares. Maladies rares que l’on considérera alors comme des espèces d’énigmes pour la science et qui, une fois disparues, rendent le malade comme isolé, seul au monde. Comme souvent, une nouvelle expérience de lecteur s’engage avec Joy Sorman !

Joy Sorman, Sciences de la vie, Seuil, 272 pages


Yves Ravey, Trois jours chez ma tante

J’avoue, j’ai choisi celui-ci moins pour l’auteur et le sujet que la maison – à qui je fais entièrement confiance sur la qualité des publications. Je me baladais en librairie, et j’ai tout simplement acheté cet ouvrage, sans avoir vraiment lu le résumé, sans totalement connaître Yves Ravey. Bref, « au petit bonheur la chance » comme on dit ? (comment ça personne ne dit ça ?) Peut-être le titre, qui me fait penser au Goncourt 2005 de François Weyergans, Trois jours chez ma mère ? Quoiqu’il en soit, je m’y suis mis, et ai, par la même occasion, découvert qu’Yves Ravey est un écrivain assez prolifique (on est sur un 18ème roman, ah oui très bien..), dont l’oeuvre théâtrale est entrée à la Comédie Française !

Bon, et ce livre, dans tout ça ? Les Éditions de Minuit le décrivent ainsi :

Après vingt ans d’absence, Marcello Martini est convoqué par sa tante, une vieille dame fortunée qui finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée, en ayant gardé toute sa tête.
Elle lui fait savoir qu’elle met fin à son virement mensuel et envisage de le déshériter.
Une discussion s’engage entre eux et ça démarre très fort.

rentrée littéraire yves ravey trois jours chez ma tante

Pour ce 18ème ouvrage, Yves Ravey développe une écriture assez sobre, au service d’un suspsense assez poignant. Les choses sont dévoilées avec un certain calme, un goût pour les détails dits « anodins » assez notable. L’atmosphère prend alors un tournant de plus en plus romanesque, posant des bases presque pesantes, non sans humour à certains moments ! Cette écriture que j’oserais qualifier d’intelligente a d’ailleurs donné à Trois jours chez ma tante une place de choix dans la première sélection du prix Goncourt 2017.

Yves Ravey, Trois jours chez ma tante, Minuit, 192 pages


 

Christophe Honoré, Ton Père

Christophe Honoré est auteur jeunesse, metteur en scène pour le cinéma (Les Chansons d’Amour, par exemple, c’est lui) et le théâtre. Il publie Ton Père au sein de la collection « Traits et portraits » des éditions Mercure de France. Cette collection a pour objectif d’inviter des personnalités à se livrer à l’exercice de l’autoportrait, ponctué d’illustrations choisies par leurs auteurs. Sur les conseils d’une amie, je me suis donc procuré cet ouvrage, qui est – toutes proportions gardées sur ces termes – le récit d’une homophobie ordinaire :

 « Je m’appelle Christophe et j’étais déjà assez âgé quand un enfant est entré dans ma chambre avec un papier à la main. »

C’est par cette première phrase que Christophe Honoré nous fait entrer dans le fulgurant autoportrait romancé d’un homme d’aujourd’hui qui lui ressemble mais qui n’est pas tout à fait lui. Lui, le cinéaste, le metteur en scène de théâtre et d’opéra, mais avant tout l’écrivain.

Sur le papier que sa fille de dix ans a trouvé épinglé à la porte de son appartement, ces mots griffonnés au feutre noir : « Guerre et paix : contrepèterie douteuse ? » Alors, très vite, tout s’emballe et devient presque polar. Qui a écrit ces mots ? Qui le soupçonne d’être un mauvais père ? Peut-on être gay et père ? Le livre nous conduit soudain dans tous les recoins d’une vie mais aussi au cœur de l’adolescence en Bretagne, la découverte du désir, des filles, des garçons, du plaisir, de la drague.

Un livre à la fois puissant et énigmatique, d’une merveilleuse liberté, à la mesure de son sujet.

rentrée littéraire christophe honoré ton père

Ici, le lecteur est immergé dans la mémoire intime de Christophe Honoré. Ce dernier cherche des indices parfois très anciens, dans sa propre enfance, puis au coeur de son adolescence bretonne. Honoré dresse le portrait d’un homme qui doute, mais qui ne baisse pas les bras, à l’aide d’une écriture de l’intime assez poussée. Cette même écriture qui me ferait dire qu’il s’agit ici d’un livre assez « libre », qui fait du bien à voir (à lire), où l’on ressent, de manière subtile mais franche, que l’homosexualité n’a jamais induit, pour lui, l’exclusion de la paternité..

On notera également la présence de photos. De photos d’écrivains et artistes morts du sida – Hervé Guibert, Serge Daney, Jean-Luc Lagarce, Jacques Demy, ou encore Bernard-Marie Koltès. Ton Père est, par ailleurs, présent sur la liste des prix Médicis et Décembre.

Christophe Honoré, Ton Père, Mercure de France, 192 pages

 

Bon, voilà pour mon top 3 ! Aucun de ces ouvrages n’est un « coup de coeur » véritable, mais ils sont, à mon sens, ceux qui se sont démarqués au sein de mes lectures. Par ailleurs, je songe à intégrer beaucoup plus de culture dans mon contenu, sur le blog notamment. N’hésitez pas à me faire savoir si c’est un thème qui vous intéresserait ou non, bonne journée !

Une semaine, des découvertes #3

Cette semaine s’est basée sur trois mots-clés : lecture, cuisine, et box ! Vous allez voir, le mélange est souvent réussi ! Voici donc mes découvertes de la semaine :

 

En premier lieu, j’ai récemment lu l’ouvrage de Yann Andréa, Je voudrais parler de Duras, paru aux Éditions Pauvert en 1999, et réédité en 2016. Pour faire bref, si certains d’entre vous ne connaissent pas l’auteur, il fut le dernier compagnon de Marguerite Duras. Il a principalement basé son oeuvre littéraire sur la figure de cette auteure, dont il a été l’acolyte de fin de vie.

Cet ouvrage est la retranscription des entretiens de Yann Andréa avec Michèle Manceaux, écrivain, journaliste, et amie de Marguerite Duras. Il y évoque alors sa relation particulière avec l’auteure, sa vision de ce personnage emblématique, de son rapport à l’écriture, au couple, etc. Personnellement, je me sens assez proche de ce duo, tant sur le plan de l’écriture que sur le plan personnel, j’ai donc lu ces entretiens d’une traite, sans répit aucun. Les aficionados de Duras n’y apprendront rien de transcendent, mais il est toujours intéressant de se replonger dans cette histoire littéraire qui aura marqué le XXème siècle.

Yann Andrea
Yann Andréa, Je voudrais parler de Duras, 1999/2016, Pauvert, 112 pages, 10€

Continuons à parler bouquins ! Cette semaine, j’ai reçu une box lecture : la Kube. Fondée en février 2015, la Kube a pour objectif de dénicher LE livre qui correspondra aux attentes, aux goûts, aux envies du moment du lecteur potentiel. De ce fait, le principe de la Kube est simple : Le lecteur donne ses critères, et le réseau de libraires sélectionnés par la Kube se charge de lui trouver un livre sur-mesure, qui collera au mieux à ses attentes. Le premier choix ne vous convient pas ? Pas de panique, il est possible de faire une deuxième tentative !

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Pour ma part, mon critère principal était plutôt vaste : j’avais indiqué souhaiter recevoir une publication contemporaine française. J’ai donc reçu un livre de 2014, en format poche, de Sylvain Prudhomme, Les Grands. Le choix est donc pertinent, un bon point pour la Kube ! En parallèle, de nombreux goodies : une carte postale aux couleurs automnales, divers prospectus, un crayon à papier, un « carnet d’émotions », un échantillon de thé, et un autre livre : Un détective à la Havane », de Leonardo Padura. Car oui, les éditions Métailié étaient invitées de la box de ce mois-ci. Elles y ont alors gentiment glissé l’une de leur publications en supplément, tout ceci pour 15€ par mois, chouette non ?

La Kube

 

La Kube

La Kube

Parlons du carnet d’émotions, que la Kube nous offre en supplément, qu’est-ce que c’est ? Le principe est rigolo, je vous laisse avec l’explication en photo ci-dessous :

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La Kube

Pour ma part, j’ai été conquis par cette box, l’idée cadeau est également super pour quelqu’un dont les goûts littéraires nous sont familiers !

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de La Kube, la page Facebook, ou le compte Instagram : @Insta_Kube

 


Amis du voyage, amis de la bonne bouffe, bienvenue ! Chez Kitchen Trotter, les deux se mêlent à merveille, au sein d’une box dont le thème change chaque mois. Axée autour d’un pays et de ses traditions culinaires, Kitchen Trotter se fixe le défi de nous faire voyager par les papilles sans bouger de chez nous, verdict ?

Kitchen Trotter

Et bien c’est un pari plus que réussi ! Le dernier kit (que j’ai donc reçu) prend pour thème la Pologne. Au programme de la box, de nombreux produits, tous listés dans un petit dépliant aux couleurs du pays : Kitchen trotter Pologne

Raifort, graines de pavot, caramels aux cacahuètes, cèpes séchés, et même moule à pierogi (sorte de raviole polonaise). Le kit est vraiment complet, je suis ravi !

Le dépliant explique donc l’intérêt de chacun de chaque élément présent dans la box, mais propose également une recette à partir des produits en question. De quoi ne pas être déboussolé lorsque l’on découvre le pays par sa cuisine !

Kitchen TrotterKitchen Trotter

Pour 25€ par mois, vous pouvez donc découvrir la culture d’un pays par sa cuisine, à travers une box vraiment bien remplie. L’idée est vraiment bonne, amusante, et fonctionne à merveille !

Plus d’infos sur le site Kitchen Trotter, la page Facebook, ou encore le compte Instagram : @Kitchentrotter.

 

Bonne semaine !

 

Une semaine, des découvertes #1

Le week-end est là, il est temps de faire le point sur la semaine passée. Entre culture, mode, food, voici une petite compilation de mes découvertes hebdomadaires :

Blé

En cette période de rentrée littéraire, je me suis plongé dans le premier livre de Mathieu Bermann, Amours sur mesure, publié chez POL. Ici, on l’aura compris, l’Amour est le point d’ancrage d’un récit où se mêlent histoires de coeur, aventures d’un soir, ou encore questionnements quasi-métaphysiques. Un seul mot, mais de multiples réalités, qui font prendre conscience que le poids des mots peut être important.

En amour, chacun fait sinon à sa volonté, du moins à sa mesure.

thlouis.com
Amours sur mesure, Mathieu Bermann, POL, août 2016, 154 pages

J’ai aussi découvert un lieu qui tend fortement à devenir mon nouveau QG lyonnais : Le Café Arsène ! Derrière ce prénom accrocheur, Fabrice Barry et Michaël Ballay, duo de choc qui nous propose ici une ambiance bistrot-comptoir, revue au goût du jour. Ouvert depuis le mois de mai, c’est dans une ambiance cosy mais épurée que l’on peut grignoter ce que l’on considère déjà comme les « meilleurs sandwiches de Lyon », ou bien simplement siroter un expresso sur le zinc ! Malgré un prix un poil au-dessus de la moyenne, la cuisine est généreuse, 100% française, et ça, on approuve ! Petit plus non négligeable, la terrasse, installée dans la petite rue du Garet, à deux pas de l’opéra. Pas tout à fait un restaurant, pas vraiment un coffee shop, le Café Arsène revisite à merveille l’esprit « casse-croûte » d’antan, dans un esprit convivial et chaleureux ! Pour plus d’infos, n’hésitez pas à jeter un oeil à leur page Facebook.

Café Arsène Lyon
Café Arsène, 5 rue du Garet 69001 LYON (Fermé le dimanche !)

Parlons peu, parlons mode, cette semaine, j’ai aussi reçu une commande passée quelques  jours auparavant sur le site de Perús. Perús, c’est cette marque lancée par trois copains, et financée par une communauté d’internautes (c’est ce qu’on appelle le crowfunding, si vous ne savez pas ce que c’est, vous pouvez cliquer ici, c’est très bien expliqué !). Bref, ces trois copains, lors d’un voyage en Amérique latine, ont eu le coup de coeur pour les motifs incas, et ont immédiatement décidé d’en faire quelque chose. Vous l’aurez compris, Perús est né, avec pour adage d’allier tradition et modernité. Et petit (gros) plus de la marque : Pour chaque paire achetée, un jour d’école serait financé dans une banlieue pauvre de Cusco, au Pérou. Une raison supplémentaire pour aimer et partager cette marque qui semble avoir de beaux jours devant elle ! Pour en savoir plus ou pour commander, vous pouvez vous rendre sur le site internet de Perús !

Perus

Perus
Mes nouvelles chaussures de chez Perús !

 

Ma semaine s’est terminée en beauté lorsque j’ai découvert l’oeuvre de Chantal Akerman. Certes, son nom me disait quelque chose, mais j’aurais été bien incapable de vous citer la moindre de ses oeuvres. Par chance, notre ami Youtube dispose de vidéos (parfois en intégralité) de ses films et autres réalisations. J’ai donc pu comprendre et analyser à quel point elle fut d’une influence notable pour des cinéastes comme Gus Van Sant, ou encore Michael Haneke, qui illustrent le vide ou les comportements humaines à merveille. Réalisatrice, artiste contemporaine, enseignante, Chantal Akerman est cette figure aux multiples casquettes, que je suis plus que content d’avoir rencontré ! Juste ici, une vidéo qui, selon moi, résume assez bien son univers.

Chantal Akerman

À la semaine prochaine, donc !